BFMTV

Discours de Jean-Marc Ayrault : réactions

Le PS est satisfait du discours du Premier ministre, sans être transporté.

Le PS est satisfait du discours du Premier ministre, sans être transporté. - -

Ce mardi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a prononcé devant les députés son discours de politique générale. Un discours « long et nul » pour certains, « sérieux » et « sans concessions à l'aspect médiatique » pour d'autres...

Jean-Marc Ayrault a prononcé ce mardi à l'Assemblée nationale son discours de politique générale, sa feuille de route pour le quinquennat. Pas d'annonce spectaculaire lors de ce discours, mais un appel à la mobilisation pour redresser le pays et rétablir les équilibres financiers plombés par une dette « écrasante ». Un discours particulièrement long – plus d’1h30 – durant lequel le Premier ministre a été souvent applaudi par la gauche, et chahuté par la droite. De son côté, le Front de gauche a accusé Jean-Marc Ayrault de commencer à appliquer une « politique de rigueur ». Il s’est donc abstenu dans le vote de confiance, voté à 302 voix contre 225.

« Long, nul et insipide »

A la sortie de l’hémicycle, le député UMP Christian Estrosi trouve le discours « long, nul, et insipide ». Sur le fond, Jean-François Copé dénonce une déclaration « truffée d’incantations : beaucoup de grandes phrases et hélas, pas beaucoup de courage politique ». « On attendait un discours de politique générale, on a eu un discours très général de politique », a abondé Nathalie Kosciusko-Morizet.

« Il était sérieux... »

A gauche non plus, le style Ayrault ne fait pas rêver. « C’est sûr qu’il n’a pas toujours une dynamique dans le verbe que certains possèdent », reconnaît Christian Eckert, député PS de Meurthe et Moselle. Michel Destot, député-maire socialiste de Grenoble, reconnaît à demi-mot un manque de charisme : « Il était sérieux… C’est vrai qu’il n’a pas fait trop de concessions à l’aspect médiatique ». Pour un autre socialiste, Christian Paul, Jean-Marc Ayrault assume : « On vient de vivre cinq ans de politique-spectacle. Moi, je souhaite une politique sérieuse. »

La Rédaction, avec Annabel Roger