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Collomb invite Macron à ne pas proposer qu'un "catalogue de mesures"

Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, dans la cour de l'Elysée le 19 septembre 2018

Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, dans la cour de l'Elysée le 19 septembre 2018 - Ludovic MARIN / AFP

L'actuel maire de Lyon est revenu sur les mesures que devait annoncer Macron et qui ont été dévoilées dans la presse mardi. D'après lui, elles manquent d'un "fil conducteur".

Relativement silencieux depuis sa démission, Gérard Collomb a pris la parole ce mercredi matin. Au micro de RTL, il est revenu sur l'incendie de la cathédrale Notre-Dame ainsi que sur l'issue du grand débat national. Il estime que le drame parisien peut constituer un tournant dans le quinquennat de Macron, mais invite le président à ne pas se perdre dans un "catalogue de mesures" pour répondre à la colère des gilets jaunes.

"Les mots justes"

Interrogé sur la prise de parole de 6 minutes d'Emmanuel Macron mardi soir, l'actuel maire de Lyon, qui a annoncé le don de 200.000 euros pour la reconstruction de l'édifice religieux, a estimé qu'il s'agissait d'un discours "métaphorique" qui "parlait de Notre-Dame et de notre pays":

"Il a su trouver les mots justes (..) et est allé dans le fond de ce qui fait l'âme de la France", déclare-t-il, ajoutant que le président a su "saisir l'importance de l'instant".

Des mesures "sans fil conducteur"

Mais l'engouement de l'ancien ministre de l'Intérieur reste mesuré, notamment lorsqu'il évoque les annonces que devait faire le Président et qui ont fuité dans la presse mardi après-midi.

"C'est un catalogue de mesures (...) qui sont posées sans fil conducteur", tranche-t-il. D'après lui, il faut aller "au-delà des problèmes catégoriels des uns et des autres" et "relier les propositions entre elles" afin de "donner un sens et dire où l'on va". Il estime que c'est "ce qui manque, et pas seulement depuis le quinquennat de Macron".

L'ancien ministre de l'Intérieur estime qu'Emmanuel Macron "peut rebondir car c'est quelqu'un de brillant" mais "il va devoir s'exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop".

Esther Paolini