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Ces ministres jugés "faibles" par Hollande

François Hollande et Manuel Valls, le 27 août 2014.

François Hollande et Manuel Valls, le 27 août 2014. - Bertrand Guay - AFP

Il y a "trop de ministres faibles" dans le gouvernement de Manuel Valls, a lâché François Hollande il y a quelques jours. Quels sont les ministres visés? Quels sont ceux qui ont ses faveurs? Tour d’horizon.

C’est une petite phrase qui a fait beaucoup de bruit. Et qui a sonné comme une menace pour un certain nombre de membres du gouvernement. François Hollande, dans une interview "non relue" au magazine Challenges la semaine dernière a regretté que son "Premier ministre fort s’accompagne de trop de ministre faibles". 

La réflexion a jeté un froid au sein de l'exécutif, dans un contexte où le chef de l’Etat a fait savoir qu'il envisageait un nouveau remaniement après les élections départementales. Au point que dès le lendemain, Manuel Valls a cru bon de s’exprimer pour apaiser les esprits.

"Il n’y a pas de ministres faibles dans mon gouvernement. Je ne doute pas un instant que le président de la République partage ce point de vue."

Mais pour le président de la République, il semblerait bien que certaines têtes doivent tomber. Il est devenu "plus exigeant vis-à vis de ses ministres" depuis les attentats de Paris au mois de janvier, explique un membre du gouvernement à L’Opinion.

"Le professionnalisme qu’on lui a reconnu pendant les attentats, il veut le retrouver au niveau de son gouvernement"

Le pôle économique et social en première ligne

Alors, qui est visé? Pour François Hollande, qui estime qu’il sera jugé en 2017 sur la croissance et l’emploi, le pôle économique et social est en première ligne, explique un conseiller au quotidien libéral. "Il veut que certains soient plus présents, politiquement et médiatiquement, notamment sur le terrain économique et social. Parce que les Français attendent des résultats sur ce champ-là".

Certains semblent sur la sellette. François Hollande serait agacé par les bourdes à répétition du ministre du Travail François Rebsamen - pourtant hollandais historique -, comme ses propos sur le contrôle des chômeurs, qui avaient provoqué un tollé au sein de son propre parti. Mais également par la ministre de la Santé Marisol Touraine, confrontée à la grogne des blouses blanches.

"La loi Santé était une bonne loi, mais elle a été mal mise en oeuvre", aurait récemment lâché le chef de l’Etat en petit comité

Aussi dans son collimateur, la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique Marylise Lebranchu. En cause: la réforme territoriale, qui devait "clarifier les compétences", aurait été rendue illisible. “Elle a d’abord été victime des changements de ligne à Matignon”, juge l’un de ses collègues. 

D'autres seraient en revanche épargnés. L'Opinion cite notamment la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le ministre de le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, crédités d'une bonne image dans la presse. Un ministre note ainsi qu'"Hollande est très poreux au regard des journalistes".

V.R.