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Castaner réorganise En Marche

"Comme il s'agit d'argent public on va tout faire pour que ça coûte le moins cher au contribuable", a dit Christophe Castaner.

"Comme il s'agit d'argent public on va tout faire pour que ça coûte le moins cher au contribuable", a dit Christophe Castaner. - Ludovic Marin - AFP

INFO BFMTV - Le patron de La Republique en marche va désigner une dizaine de délégués du mouvement. L’annonce sera faite demain lors d’une conférence de presse.

"Ceci n’est pas un gouvernement bis": cette proche de Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche, est catégorique. Pourtant cela y ressemble! Vendredi, lors de ses voeux à la presse, "Casta" officialisera la nomination d’une dizaine de délégués thématiques ou "opérationnels". Tous sont déjà membres du bureau exécutif. Parmi eux: Pierre Person, jeune député macroniste de 29 ans, qui va diriger le pôle "politique et territoires".

La référente du Nord, Sarah Robin, le premier adjoint au maire de Strasbourg, Alain Fontanel, ainsi que les anciens dirigeants du mouvement, Arnaud Leroy et Astrid Panosyan, s’occuperont chacun d’un secteur thématique.

Acte 2 de la refondation du mouvement

La promotion d’Astrid Panosyan peut surprendre. Elle fait partie des rares marcheurs à avoir osé critiquer publiquement, en novembre dernier, la double casquette de Christophe Castaner (délégué général du mouvement... et en même temps secrétaire d’Etat aux relations avec le parlement). "Ce cumul pose un problème" lançait-t-elle. Aujourd’hui, elle s’apprête à intégrer "le groupe des dix". Christophe Castaner veut oublier les querelles du passé et lancer l’acte 2 de la refondation du mouvement.

Les chiffres sont bons: 392.000 adhérents et 172.000 nouvelles inscriptions depuis l’élection de Christophe Castaner à la tête du mouvement. Mais attention à maintenir le cap.

"Un mouvement fantôme"

Vendredi, c’est la toute première conférence de presse du nouveau patron. "Depuis son élection en novembre, il s’est donné du temps pour faire un diagnostic. Maintenant, il va apporter sa touche", assure l’une de ses proches. Et le parti semble avoir besoin d’un nouveau départ. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, En Marche fait du sur-place. "C’est un mouvement fantôme. Faut restructurer et re-politiser! Sinon on va perdre des militants", prévient un élu local.

L’entourage de "Casta" promet un "discours très politique" lors des voeux. Démontrer que le mouvement peut innover, proposer, être utile... tout en restant loyal à Emmanuel Macron: le chemin est étroit et le défi immense pour Christophe Castaner. Surtout que le temps presse. Les élections Européennes sont dans 16 mois!

Thierry Arnaud et Thomas Soulié