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Bruno Le Maire: "François Hollande est responsable d'une guerre civile au gouvernement"

Bruno Le Maire, député UMP, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin lundi.

Bruno Le Maire, député UMP, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin lundi. - BFMTV

Bruno Le Maire, invité de BFMTV lundi, s'est montré très critique envers la majorité socialiste, et a évoqué ses projets personnels.

#Le clash: "A la place de Valls..."

Le député UMP Bruno Le Maire a asséné lundi sur BFMTV des phrases très dures envers la majorité socialiste, prise dans la tourmente. "On a un gouvernement en situation de guerre civile, avec un affrontement de personnes pour des ambitions personnelles. Entre Arnaud Montebourg et Manuel Valls, ce n'est pas un problème de ligne politique, mais un problème d'ambitions. Et François Hollande en est le premier responsable."

"A la place de Manuel Valls, j'aurais signifié dès dimanche soir leur démission à Arnaud Montebourg et à Benoît Hamon", poursuit-il.

#Le virage à droite: "Vous trouvez cela normal qu'un sans-papiers soit soigné gratuitement?"

L'ancien ministre de l'Agriculture s'en est ensuite pris à certains acquis sociaux, tenant un discours très ferme. "Il faut changer complètement notre système. Vous trouvez cela juste qu'un immigré en situation irrégulière puisse se faire soigner gratuitement, qu'un chômeur touche plus qu'un travailleur au SMIC? Vous trouvez cela normal que les cheminots puissent partir à la retraite aussi tôt, avec des conditions particulières? Moi je trouve ça profondément injuste."

#L'ambition personnelle: "Je suis un homme neuf"

Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l'UMP, se définit comme "un homme neuf", et comme le candidat du "renouveau". Parmi ses propositions, "la transparence financière des comptes du parti", et "l'ouverture immédiate des travaux sur les primaires" à la présidentielle. "Je veux porter un projet différent des autres, et au fond de moi-même, je sens que des milliers de militants commencent à me faire confiance. Rien ne m'arrêtera, et j'irai jusqu'au bout pour gagner." Quant aux primaires, il préfère ne pas se prononcer. "On verra", esquisse-t-il dans un sourire.

#L'origine surprise: "Mon arrière-grand-mère est brésilienne"

Bruno Le Maire l'admet à demi-mot, il souffre d'un déficit d'image, tout du moins d'une "image fausse". Et regrette que les Français le voient comme un politique très "lisse, technocratique", alors qu'il a traversé, lui aussi, "des épreuves personnelles", qu'il raconte dans un livre à paraître à la rentrée. Bruno Le Maire révèle ainsi que l'une de ses arrières-grand-mères est... brésilienne. "On n'imagine pas que je puisse avoir cette origine", s'amuse-t-il. "Les seuls dans le fond qui me connaissent en France, ce sont les paysans, parce que j'ai travaillé avec eux, parce que je les ai aimé, je les ai respecté."