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Brigitte Macron, un statut sur mesure qui fait grincer des dents

Alors que l’interdiction des emplois familiaux fait débat en ce moment à l’Assemblée, la création d’un statut officiel pour la Première dame agace, dans les rangs même de la majorité.

Tout est parti d’une promesse de campagne. "Quand demain, nous serons élus, Brigitte aura ce rôle, cette place, cette exigence, pas dissimulée derrière un tweet ou autre cachette mais à mes côtés", avait déclaré au mois de mars le Président alors candidat. Chose promise, chose due pour son épouse qui bénéficiera donc d’un véritable statut sur lequel des juristes sont en train de travailler. Et ils vont devoir faire vite car Emmanuel Macron veut lui à son épouse un budget dès la rentrée prochaine.

Alors que les emplois familiaux doivent être interdits, ce statut fait grincer des dents à l’Assemblée nationale jusque dans le camp de la majorité. "Je serais d’avis qu’on reste comme avant et qu’il n’y ait pas vraiment d’enveloppe budgétaire pour elle", dit Géraldine Bannier, députée de MoDem de la 2e de la Mayenne. Mais la plupart d’entre eux abonde plutôt dans le sens d'Emmanuel Macron. Et un élément de langage revient avec insistance, celui de transparence. 

"Ce qu’on a toujours défendu, c’est la question de la transparence. Jusqu’à présent, elle disposait d’un budget sans que ce soit officiel", pour Alain Péré, député LREM de l’Aude quand il semble logique à Olivia Grégoire, députée LREM de Paris, "qu’on régule son budget". "L’inverse me semblerait non-transparent", poursuit-elle.

Un timing qui interroge

En plus de la question même du statut, c’est le timing qui interroge. Car si les emplois familiaux font en ce moment débat à l’Assemblée, des restrictions budgétaires sur différents ministères viennent également d’être annoncées.

Pour l’instant, la Première dame dispose d’un cabinet avec quatre collaborateurs et s’est installée dans un bureau de l’Élysée, le salon des Fougères, où elle a commencé à travailler sur des sujets d’éducation et de handicap. Et pour justifier les fonds qui seront alloués à ses missions, l’Élysée a son explication: "Les Français la sollicitent sur des centaines de courriers par jour. Elle ne va pas dire: 'Je vais arrêter, je vais m’occuper des nappes et des fleurs à l’Élysée.'"

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Brigitte Macron

B.C.