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Bien-être animal: un amendement voulant classer le chat comme une espèce "nuisible" jugé irrecevable

Un chat dans un refuge pour animaux - Image d'illustration

Un chat dans un refuge pour animaux - Image d'illustration - Joel Saget - AFP

Un amendement déposé par le député François-Michel Lambert visait notamment à autoriser des battues administratives contre le félin.

Une proposition qui a fait bondir les amoureux des chats. Alors que l'Assemblée nationale se penche en ce moment sur le bien-être animal, un amendement déposé par un député a suscité la polémique parmi les élus.

L'amendement n°116 de la proposition de loi sur les conditions de vie des animaux visait à classer le chat parmi les espèces "nuisibles" en raison de la menace qu'il représenterait pour la biodiversité.

"Le chat est un animal prédateur qui participe largement à la diminution significative de certaines espèces animales, parfois protégées, sur le territoire français", énonce l'amendement qui propose de faire figurer le félin "parmi les espèces d'animaux susceptibles d'être classées nuisibles [...] et ordonner, le cas échéant, des battues administratives".

Couacs sur les signataires du texte

Pour la fondation Brigitte Bardot qui relaie l'amendement sur les réseaux sociaux, Willy Schraen est à l'origine de cet amendement. Le président de la fédération des chasseurs avait il y a quelques mois assuré que le chat "tue bien bien plus d'animaux que les chasseurs" et suggérait même d'installer des piégeages autour des habitations pour ces félins.

L'amendement présenté a été co-signé par trois députés à savoir François-Michel Lambert, Frédérique Dumas et Martine Wonner. Cette dernière affirme pourtant n'avoir pas signé l'amendement et évoque une "transcription erratique". Frédérique Dumas a quant à elle annoncé le retrait de sa cosignature "qui n'aurait jamais dû y figurer".

Une proposition jugée non-recevable

Le texte, qui n'est plus disponible sur le site de l'Assemblée nationale, a été jugé irrecevable car contraire à l'article 98 du règlement de l'Assemblée qui précise notamment que les amendements "doivent être sommairement motivés".

Reste que François-Michel Lambert se défend bec et ongles sur la nécessité d'un tel amendement. Interrogé par nos confrères du Huffpost, le député confesse avoir ajouté "par erreur" les signatures de ses deux collègues mais soutient le bien fondé de son texte.

"Chaque jour qui passe, on risque [...] la fin d’une espèce. Un lézard endémique c’est moins sexy qu’un chat, mais il peut disparaitre demain matin ou dans cinq ans si on ne prend pas les bonnes décisions", explique-t-il.
Hugues Garnier Journaliste BFMTV