BFMTV

Besancenot : « Il faut que ça pète ! »

-

- - -

Invité sur RMC, le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot tire la sonnette d'alarme sur la situation économique et sociale de la France à cette rentrée, et appelle à la mobilisation.

Jean-Jacques Bourdin : Olivier Besancenot, vous voulez faire la révolution. J'ai lu que vous aviez dit « ça va péter ! ».

Olivier Besancenot : « Je n'ai pas dit ça. Je ne suis pas Madame Irma. Mais en revanche, je vous dis dans les yeux « il faudra que ça pète ! ». Ce n'est pas tout à fait la même chose. Ça ne se décrète pas. A un moment donné, il doit y avoir une résistance majoritaire, radicale. Il faut qu'une masse de la population dise « stop, on arrête, on bloque une politique injuste ».

Jean-Jacques Bourdin : Comment fait-on pour bloquer ça ?

Olivier Besancenot : Vous vous rappelez du Contrat de Première Embauche ? Ça a pété. On a gagné. On a stoppé le CPE. Parce qu'il y avait eu des mobilisations massives : 2 fois 3 millions dans la rue ; on s'en souvient ; c'était pas arrivé depuis 68. Et à l'époque du CPE, en plus d'une partie de la population qui était excédée, il y avait du côté du gouvernement, de l'élite politique et économique, des divisions. Et nous, aujourd'hui, à la rentrée économique et sociale, on pressent, on analyse que le plus gros des difficultés économiques et sociales, pour le gouvernement, est devant lui, et non derrière.
Donc, la petite musique à gauche, qui consiste à dire « on va attendre 2012, on va proposer à la population d'attendre encore la prochaine élection présidentielle pour sortir de la politique Sarkozy », on dit que c'est pas sérieux. Parce qu'il y a une crise financière internationale. »

La rédaction-Bourdin & Co