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Après l'annonce du départ de Valérie Pécresse, "incompréhension totale" chez Les Républicains

Chez les Républicains, de nombreuses voix se sont élevées pour fustiger la décision de Valérie Pécresse de quitter le parti, annoncée ce mercredi soir à la télévision.

L'incompréhension est "totale" chez Les Républicains, à l'annonce du départ de Valérie Pécresse du parti ce mercredi soir. Plus de 10 jours après leur cinglante défaite aux européennes, et 3 jours après la démission de Laurent Wauquiez de la tête du parti, les Républicains font face à une nouvelle épreuve.

Jean Leonetti, le président par intérim du parti, a exprimé ce mercredi soir "sa tristesse, sa désapprobation et son incompréhension" au journal Le Parisien, ajoutant que Valérie Pécresse ne "représente pas l'ensemble de la droite". Le terme "incompréhension" a été partagé par plusieurs autres ténors du parti, tels que le patron des députés LR Christian Jacob qui a jugé "totalement incompréhensible" cette décision de Valérie Pécresse.

"Dans les moments difficiles, on ne quitte pas le navire"

"Après la démission de Laurent Wauquiez, après la réunion autour de Gérard Larcher et la volonté unanime de reconstruire notre famille politique, la décision de Valérie Pécresse apparaît comme totalement incompréhensible, dans son calendrier, son fondement et dans la formule", a déclaré Christian Jacob à l'AFP.

Son homologue au Sénat, Bruno Retailleau a quant à lui fustigé: "Valérie Pécresse a décidé de quitter son parti. La refondation de la droite est un devoir impérieux. Elle exige du courage et de sortir des logiques personnelles". 

"Dans les moments difficiles, on ne quitte pas le navire", a encore tonné Éric Ciotti, conseiller départemental des Alpes Maritimes, alors que le trésorier des Républicains, Daniel Fasquelle, a assuré que ce n'était pas "en créant autant de partis qu'il y a de présidentiables que la droite reviendra un jour au pouvoir".

Ce départ "offre le mauvais visage de la politique"

Sur notre antenne ce mercredi soir, la secrétaire générale du parti et députée du Doubs, Annie Gennevard, a souligné "le sentiment d'incompréhension" et critiqué les "reproches infondés" exprimés ce mercredi soir par la présidente de la région Ile-de-France.

"Nous lui avons tendu la main, elle ne l'a pas saisie", a-t-elle regretté, ajoutant que ce départ offrait "le mauvais visage de la politique".
"Dimanche elle expliquait que c'était Laurent Wauquiez qui devait partir", déplore encore Annie Gennevard sur notre plateau. "Il a choisi de se retirer pour laisser à sa famille toutes les chances de sa reconstruction (...) C'était à la satisfaction de Valérie Pécresse qui le demandait. Et hier encore elle était toute souriante aux côtés de Gérard Larcher..."

Pierre-Henri Dumont, jeune député du Pas-de-Calais interrogé sur notre antenne ce mercredi soir, a lui-aussi regretté son départ et jugé "injustes et violentes" les critiques formulées par Valérie Pécresse. 

Après l'annonce de la présidente de la région Ile-de-France, deux de ses proches, Florence Portelli et Maël de Calan, ont également annoncé leur départ de LR, ainsi que le député Robin Reda, sur Twitter.

Jeanne Bulant