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Agnès Buzyn: "L'objet de ma mobilisation, c'est d'éviter toutes les morts inutiles"

Face à la canicule, le gouvernement est mobilisé et veut le montrer. Toute la semaine, les ministres concernés ont multiplié les déplacements et les interventions médiatiques pour faire de la pédagogie sur la vague de chaleur qui frappe la France. 

Et Agnès Buzyn, ministre de la Santé, au premier chef. Ce vendredi, elle a assuré depuis le CHU de Nîmes vouloir "éviter les morts inutiles". "L'objet de ma mobilisation et de toute celle des membres du gouvernement aujourd'hui, c'est d'éviter tous les morts inutiles".

"Une maladresse", selon Nathalie Mauret, journaliste politique au groupe Ebra, qui s'exprimait ce samedi sur notre plateau. "Cela sous-entend qu'il y a des morts utiles et des morts inutiles", analyse-t-elle au sujet de cette petite phrase. "Agnès Buzyn doit avoir en mémoire la canicule de 2003, comme tous les membres du gouvernement". A l'époque, l'action de Jean-François Mattéi, alors en charge de la Santé au gouvernement, avait été très critiquée. 

"Personne ne peut garantir qu'il n'y aura pas de décès"

Mais la ministre de la Santé a développé son propos, mettant en lumière qu'elle évoque "toutes les personnes qui ne respectent pas les consignes". "Après, il y a des personnes extrêmement malades ou âgées, qui soumis à l'effort que représente une canicule, vont décompenser. Et donc aggraver leur situation", précise-t-elle.

Et même si le gouvernement est au travail et lancent de nombreux appels à la prudence par temps de canicule, elle assure que "personne ne peut garantir qu'il n'y aura pas de décès liés à la canicule". "Mais nous mettons tout en oeuvre pour qu'il y en ait le moins possible", poursuit-elle. 

Cette vague de chaleur venue du Sahara ravive en effet le souvenir de l'épisode de l'été 2003. Il avait alors généré une surmortalité de 15.000 personnes sur plus de 15 jours. Et plus de 70.000 en Europe.

Ivan Valerio