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A Amiens, Macron évoque l'étudiant qui s'est immolé par le feu à Lyon: "Ce geste a une part d'insondable"

Inaugurant l'université Jules-Verne d'Amiens ce jeudi, Emmanuel Macron a évoqué deux drames: la mort d'un homme en 2002 sur le chantier de ce site et l'étudiant lyonnais de 22 ans qui s'est immolé par le feu le 8 novembre devant une antenne du CROUS.

Emmanuel Macron, en déplacement ce jeudi à Amiens, a évoqué le cas de l'étudiant de 22 ans inscrit à l'université de Lyon II, qui s'est immolé par le feu devant des locaux du CROUS le 8 novembre dernier. Dans un ultime message publié sur Facebook, le jeune homme avait motivé son geste en dénonçant la précarité de la vie étudiante. Inaugurant l'université Jules-Verne, Emmanuel Macron a glissé dans son discours: "Cette inauguration ne doit pas occulter les circonstances qui sont les nôtres. Le 8 novembre un étudiant de Lyon II s’est immolé devant une antenne du CROUS". 

Tandis que les mots laissés par le jeune homme tendent à faire de sa tentative de suicide un acte politique, le président de la République a poursuivi:

"Je veux que nous ayons une pensée pour lui et ses proches, dire aussi que de tels gestes ont aussi une part d'insondable, d'inexplicable. Sa souffrance nous rappelle les difficultés de la vie étudiante auxquelles notre jeunesse est confrontée, quand elle doute de l’avenir et quand elle a à vivre au quotidien, des difficultés à se chauffer, se nourrir", a-t-il cependant concédé. Il a aussitôt ajouté: "Il y a aussi une jeunesse optimiste, qui veut réussir, qui s’accroche, qui quand elle a des difficultés les brave."

"Je veux avoir une pensée pour Hector Loubota"

Lors de sa prise de parole, Emmanuel Macron s'est penché sur un autre tragédie: la mort d'Hector Loubota, en 2002 sur le chantier de la rénovation du site de la Citadelle d'Amiens. Plus tôt, le député France insoumise François Ruffin, élu dans la Somme, lui avait demandé d'aborder ce sujet au cours d'un bref aparté. "Ce chantier a aussi été marqué par un drame. Je veux avoir une pensée pour Hector Loubota qui en 2002 est mort au tout début du chantier. Sa maman est avec nous aujourd’hui, son chagrin est encore là mais la mémoire de son fils, je le sais, est encore avec nous. Vraiment."

Robin Verner