BFMTV

Quatre ans après, Darmanin rend hommage au père Hamel, "tué par la barbarie islamiste"

Le prêtre avait été assassiné en juillet 2016 par deux terroristes alors qu'il célébrait une messe.

Quatre ans après l'assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu ce dimanche dans la commune normande pour rendre hommage au prêtre.

"L'assassinat du père Hamel n'a pas touché que les chrétiens. Il a touché toute la France, en son coeur et en son esprit. Mettre à mort un prêtre, au coeur d'une des églises qui compose le long manteau des édifices qui rythment depuis bien longtemps les paysages de notre pays, au point qu'ils se confondent avec elles, c'est tenter d'assassiner une partie de l'âme nationale", a déclaré le nouvel occupant de la place Beauvau dans une allocution prononcée à l'intérieur de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray.
"Nous n'oublions pas que le père Hamel est mort sous les coups de la barbarie la plus infâme et la plus aveugle, celle commise au nom d'une idéologie meurtrière, qui, niant sa foi et ses plus profondes convictions, nous n'oublions pas qu'il fut tué par la barbarie islamiste", a ajouté le ministre.

Dans une interview accordée au Figaro et diffusée vendredi, Darmanin avait réaffirmé sa volonté de "combattre avec la première énergie" l'islamisme.

Le père Jacques Hamel, 85 ans, avait été tué en pleine messe par deux terroristes, le 26 juillet 2016.

Onze interpellations en marge du déplacement

Onze personnes ont été interpellées en marge du déplacement de Gérald Darmanin qui a été insulté pendant les hommages au père Hamel.

"Onze personnes ont été interpellées et auditionnées, quatre sont en garde à vue pour outrage, et toutes sont verbalisées pour manifestation interdite", a indiqué la préfecture de Seine-Maritime.

En plein discours, les mots "Darmanin sale violeur" ont été proférés par un ou plusieurs individus. Selon la préfecture le secteur où avaient lieu les hommages n'était pas fermé. "Même s'il y avait une interdiction de manifester, le secteur était ouvert au public", a rappelé la préfecture.

Les personnes qui "ont interpellé le ministre ont été exfiltrées". Elles sont "connues pour leur appartenance à la mouvance gilets jaunes et ultra gauche", et les mots proférés ne sont pas le fait de féministes, précise-t-on de même source.

Clarisse Martin avec AFP