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Violences à Paris: la mise en garde très ferme du préfet de police

Le préfet de police de Paris a tenu un point presse peu après 15 heures sur les violences qui ont émaillé les rassemblements de gilets jaunes dans le 13e arrondissement de Paris.

A l'occasion du premier anniversaire du mouvement, les gilets jaunes ont appelé ce samedi à une nouvelle journée de mobilisation. Si les rassemblements se déroulaient dans le calme en régions, des tensions ont éclaté dans les rues de la capitale, et notamment place d'Italie dans le 13e arrondissement où des voitures ont été incendiées et une agence HSBC attaquée.

A la suite de ces violences, qui ont par ailleurs visé les policiers et les sapeurs-pompiers présents sur place, le préfet de police de Paris a décidé d'annuler la manifestation qui devait partir de la place d'Italie à 14 heures pour rejoindre la Gare du nord.

"Sur la place d'Italie, nous avons constaté que la manifestation rassemblait des individus que ne venaient pas défendre une cause mais procéder à des destructions", a indiqué Didier Lallement. "La tournure des événements et les attaques systématiques contre les forces de sécurité et les sapeurs-pompiers ont contribué à interdire que la manifestation se déroule", a-t-il confirmé.

61 interpellations

Le préfet de police de Paris, qui a annoncé que les forces de l'ordre avaient déjà procédé à 61 interpellations à la mi-journée, a prévenu que "tous ceux qui cachent leurs visages et jettent des pierres seront progressivement interpellés" dans le courant de l'après-midi.

Assurant que la situation était "sous-contrôle", Didier Lallement a affirmé "être serein et déterminé". "Notre réponse (face aux violences) sera très ferme", a répété le préfet qui indique que les forces de l'ordre seront également mobilisées dimanche, jour J du premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes.

Mélanie Rostagnat