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Villejuif: quatre véhicules de la police municipale incendiés

Un véhicule de la police municipale (photo d'illustration)

Un véhicule de la police municipale (photo d'illustration) - DENIS CHARLET / AFP

Quatre véhicules de la police municipale de Villejuif ont été incendiés ce mercredi. Un véhicule municipal utilisé par le maire de la ville avait déjà été incendié en début de semaine.

Quatre véhicules de la police municipale de Villejuif, dans le Val-de-Marne ont été incendiés ce mercredi matin. Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, plusieurs personnes se sont introduites dans la cour du commissariat un peu avant 6 heures du matin. "Ils ont versé du liquide inflammable, ont mis le feu, et les quatre véhicules ont brûlé, par propagation", explique cette même source. 

Un incendie "ciblé et volontaire"

Dans un communiqué, la municipalité fait savoir que les faits ont été filmés par les caméras de vidéo-protection de la ville. 

"Le caractère ciblé et volontaire de l'incendie est parfaitement caractérisé", précise la municipalité, précisant que le maire Franck Le Bohellec (LR) "condamne très fermement cet acte et apporte son soutien aux agents de la police municipale". 

Ce mercredi soir, un important coup de filet a eu lieu dans une cité située non loin de la mairie. La mobilisation de 70 policiers a permis la saisie de deux armes de poing de calibre 9mm et de plus d'un kilo de stupéfiants. 

Cet incendie volontaire intervient trois jours après l'incendie sur la voie publique du véhicule de fonction du maire, qui était stationné à côté de son domicile. Cet incendie était le troisième acte dirigé contre le maire ou l'un de ses proches, rapportait Le Parisien lundi. 

Pour la municipalité, l'incendie des véhicules de la police municipale est vu comme "une nouvelle preuve que l'action de Franck Le Bohellec, avec la création de la police municipale, dérange". La mairie évoque en parallèle le vandalisme à plusieurs reprises d'un mât de vidéo-protection, destiné à lutter contre le trafique de drogue. 

Raphaël Maillochon avec Carole Blanchard et AFP