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Vers la remise de reçus par les policiers lors des contrôles

Jean-Marc Ayrault a annoncé que le ministre de l'Intérieur travaillait à un texte établissant la remise d'un reçu par la police à toute personne contrôlée. Cette mesure est présentée par le gouvernement comme une manière de lutter contre les contrôles "au

Jean-Marc Ayrault a annoncé que le ministre de l'Intérieur travaillait à un texte établissant la remise d'un reçu par la police à toute personne contrôlée. Cette mesure est présentée par le gouvernement comme une manière de lutter contre les contrôles "au - -

Le ministre de l'Intérieur travaille à un texte établissant la remise d'un reçu par la police à toute personne contrôlée, a annoncé Jean-Marc Ayrault ce vendredi sur RMC et BFMTV.

Le ministre de l'Intérieur travaille à un texte établissant la remise d'un reçu par la police à toute personne contrôlée, a annoncé vendredi le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault. Cette mesure est présentée par le gouvernement comme une manière de lutter contre les contrôles « au faciès », et de rendre plus « sereines » les relations entre la population et les forces de police. « C'est une mesure qu'on va faire (...) elle est en préparation, le ministre de l'Intérieur y travaille », a déclaré ce vendredi Jean-Marc Ayrault sur RMC et BFM-TV. « Ça sera utile à tous, aux personnes contrôlées (...) et puis aux policiers aussi, parce que les policiers ont besoin de retrouver la confiance et le respect », a-t-il ajouté. « Une mesure de ce type n'a rien de vexatoire pour eux, c'est simplement pour remettre de la sérénité. »

« Pas une priorité » pour les syndicats

Cette annonce n'a pas tardé à faire réagir les syndicats policiers, plutôt hostiles à cette mesure. « Un récépissé de contrôle d'identité n'est pas pour nous une priorité », a écrit dans un communiqué Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité SGP Police, premier syndicat de gardiens de la paix. « On ne solutionnera pas la fracture police/population en donnant l'impression aux policiers que la faute vient d'eux », a-t-il ajouté. Plusieurs organisations nationales et internationales, parmi lesquelles Human Rights Watch, ont dénoncé la propension présumée de la police française à opérer des contrôles « au faciès ». Quinze personnes qui disent avoir subi des contrôle de police abusifs ont attaqué l'Etat au civil en avril dernier.