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Valls à Sarcelles après l'attaque d'un supermarché casher

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Le ministre de l'Intérieur s'est déplacé sur les lieux pour assurer la communauté juive de son soutien. Une visite discrète, loin des médias.

"Il est venu prendre la température"

"Un attentat", voilà comment, Richard Halimi, le président la communauté juive et le rabbin Berros qualifient, comme le rapporte Le Parisien, l'agression qui a eu lieu ce mercredi contre un supermarché casher des Flanades, au cœur du Grand Ensemble. "Le fait que le ministre de l'Intérieur se déplace est un geste fort", commente le premier. «C'est important qu'il soit venu nous rendre visite, renchérit le rabbin Berros. Il est venu prendre la température. Les agressions verbales se multiplient, mais maintenant on attaque un commerce qui n'est fréquenté que par des juifs. C'est très grave. C'est comme si pendant des années, les gens s'étaient empêchés de dire ce qu'ils pensaient et qu'aujourd'hui, ils ont le droit ... »

L'antisémitisme pas formellement établi selon le procureur

Pour autant, le procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier, a refusé de qualifier l'acte d'"antisémite". "Il n'y a pas eu de revendication particulière, pas de cris, pas d'inscriptions, de propos tenus. En tout cas, ça ne nous a pas été rapporté par les témoins de la scène", a-t-il souligné.

Vers 12H30, deux personnes vêtues de noir et portant une capuche, selon un témoin de la scène, sont entrées dans ce commerce très fréquenté par la communauté juive. Elles ont jeté "un engin explosif de faible puissance", a expliqué la directrice départementale de la sécurité publique, Pascale Dubois. Les dégâts sont minimes.

Après la déflagration, un nuage de fumée s'est élevé dans le magasin. Les agresseurs sont ensuite sortis de l'épicerie, brisant la porte vitrée en y jetant une brique ou une pierre, a-t-elle ajouté. Ils étaient toujours en fuite mercredi en fin de journée.

Le blessé léger, qui a reçu "des projections de verre ou de plâtre", selon Mme Dubois, a été hospitalisé à Gonesse (Val-d'Oise). Trois personnes présentes dans le magasin, a priori des clients, ont été "extrêmement choquées".