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Lyon: une femme tuée par son ex-compagnon, déjà poursuivi pour violences conjugales

La victime avait porté plainte le mois dernier contre son compagnon pour violences conjugales. Il avait interdiction d'entrer en contact avec la jeune femme.

Une femme de 37 ans a été tuée par son ex-compagnon à La Mulatière, a appris BFM Lyon de sources proches de l'enquête, confirmant une information d'Europe1. L'homme s'est présenté mardi soir au domicile de son ex-compagne, dans le secteur du quai Pierre Sémard, et lui a asséné plusieurs coups de couteau.

L'homme faisait l'objet d'une plainte de la victime pour violences conjugales. Le 25 juin dernier, il avait été déféré au parquet de Lyon après cette plainte pour "violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours", commises les 20 et 21 juin. Il devait comparaître devant la justice pour ces faits le 26 octobre prochain.

Le suspect avait interdiction d'entrer en contact avec la victime

Dans le cadre de cette affaire, le mis en cause avait été placé sous contrôle judiciaire. Il avait notamment interdiction d'entrer en contact avec la victime et de paraître au domicile de celle-ci.

Selon le parquet de Lyon, "aucun incident ou manquement aux obligations du contrôle judiciaire" n'avait été porté à sa connaissance ou à la connaissance des services de police depuis ces faits du mois de juin. La victime bénéficiait depuis sa plainte d'un suivi par une associaiton d'aide aux victimes.

Le suspect n'a pas encore été interpellé et est activement recherché. Une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon pour "homicide volontaire" et a été confiée à la Sûreté départementale de Lyon.

"Des cris de terreur"

A La Mulatière où se sont produits les faits, le voisinage est sous le choc. "On a entendu la femme crier très très fort. J'ai vu le mari traîner la femme par les cheveux", raconte à BFM Lyon une voisine encore secouée par le drame. Par la suite, elle explique avoir vu des traces de sang dans le couloir.

"On a vite rappelé la police pour qu'ils viennent vite mais une fois qu'ils sont arrivés je pense que c'était trop tard, la femme ne répondait plus. Ils ont défoncé la porte d'entrée", poursuit-elle.

Cette voisine explique avoir déjà été questionnée par la police au sujet de la situation de ce couple. "Le mari était souvent alcoolisé (...), on entendait des cris de terreur très souvent", ajoute-t-elle.

Cette affaire porte à au moins 41 le nombre de féminicides présumés depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP. 126 cas de femmes tuées par leur compagnon ou ex avaient été recensés en 2019, soit une femme tous les trois jours en moyenne.

https://twitter.com/caroleblanchard Carole Blanchard Cheffe de service BFM Régions