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Un détenu cannibale condamné à 30 ans de prison

Nicolas Cocaign, accusé d'avoir tué un codétenu en janvier 2007 et d'avoir mangé un morceau d'un de ses poumons, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle, assortie d'une peine de sûreté de 20 ans. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Nicolas Cocaign, accusé d'avoir tué un codétenu en janvier 2007 et d'avoir mangé un morceau d'un de ses poumons, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle, assortie d'une peine de sûreté de 20 ans. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau - -

ROUEN (Reuters) - Nicolas Cocaign, accusé d'avoir tué un codétenu en janvier 2007 et d'avoir mangé un morceau d'un de ses poumons, a été condamné...

ROUEN (Reuters) - Nicolas Cocaign, accusé d'avoir tué un codétenu en janvier 2007 et d'avoir mangé un morceau d'un de ses poumons, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle, assortie d'une peine de sûreté de 20 ans.

Les jurés de la cour d'assises de Seine-Maritime ont suivi le réquisitoire de l'avocate générale.

Elisabeth Pelsez a estimé que le jugement de l'accusé était "certes altéré mais pas aboli" au moment des faits et que sa responsabilité pénale était donc engagée.

"Sa place est en prison", avait-elle déclaré lors de son réquisitoire, soulignant la nécessité de "protéger la société" et de "prévenir les risques de renouvellement".

"L'altération du discernement doit être reconnue" et l'enfermement de Nicolas Cocaign doit "s'accompagner de soins", avait-elle toutefois ajouté.

Nicolas Cocaign, cheveux ras et visage marqué par des tatouages, partageait une cellule de la prison Bonne-Nouvelle de Rouen avec deux codétenus, dont sa victime Thierry Baudry.

Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2007, il avait frappé Thierry Baudry pour une querelle d'hygiène dans la cellule avant de l'achever en l'étranglant.

Il avait ensuite ouvert le thorax de sa victime avec une lame de rasoir et prélevé un organe qu'il croyait être le coeur. Il s'agissait en fait d'un morceau de poumon. Il en avait mangé une partie crue avant de faire cuire le reste.

"Ce que j'ai fait, j'ai aimé le faire", avait déclaré Nicolas Cocaign à des experts.

Il était accusé de "torture ou acte de barbarie et meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime".

Marc Parrad, édité par Gérard Bon