BFMTV

Toulouse: le meurtre d'une magistrate devant les assises

Sylvain Sinanovic est jugé devant les assises de la Haute-Garonne pour le meurtre de son ex-compagne

Sylvain Sinanovic est jugé devant les assises de la Haute-Garonne pour le meurtre de son ex-compagne - -

L'ex-compagnon d'une magistrate qui ne supportait pas qu'elle refasse sa vie après leur séparation, comparaît à partir de mercredi matin pour l'avoir assassinée. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

L'affaire avait créé à l'époque un vif émoi. Le 25 août 2011, le cadavre de la magistrate et enseignante à l'École nationale de la magistrature, Myriam Sanchez est découvert dans sa voiture, à proximité de son domicile à Bordeaux. Une question se pose alors: la violente agression dont elle a été victime a-t-elle un lien avec sa fonction?

Mais très vite, les enquêteurs ont orienté leurs recherches sur son entourage proche et notamment son ex-compagnon, Sylvain Sinanovic, dont le comportement jaloux et dépressif depuis la rupture du couple en 2009 était attesté par de nombreux témoins. Celui-ci comparaît à partir de mercredi matin à Toulouse pour l'avoir assassinée.

Aujourd'hui âgé de 46 ans, Sylvain Sinanovic est jugé devant les assises de la Haute-Garonne et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Frappée à de multiples reprises à la tête

Dès le lendemain du crime, cet homme, manutentionnaire de profession, était placé en garde à vue et reconnaissait avoir tué la mère de ses deux enfants, tout en contestant la préméditation de son geste.

La veille du drame, sa fille lui avait rapporté que le nouvel ami de Myriam Sanchez venait très souvent à la maison et qu'elle les avait vus s'embrasser.

Dans la nuit du 24 au 25 août 2011, Sylvain Sinanovic avait attendu plusieurs heures que la magistrate regagne son domicile. Il était muni d'un pic à glace pour, selon ses explications, casser la vitre de sa voiture si elle refusait de lui parler. Une altercation verbale aurait éclaté entre les deux et l'accusé avait frappé son ex-compagne à de multiples reprises à la tête.

Les experts psychiatres qui l'ont examiné n'ont pas relevé chez lui de pathologie psychiatrique caractérisée et le juge d'instruction a retenu la circonstance aggravante de la préméditation.

En septembre 2011, l'instruction avait été dépaysée à Toulouse afin d'être menée de façon "impartiale", plusieurs magistrats de la juridiction bordelaise connaissant la victime.