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Toulouse: fusillade meurtrière devant un collège juif

Devant l'école juive Ozar Hatorah à Toulouse où un homme a ouvert le feu lundi matin, tuant un professeur et trois enfants, et blessant gravement un adolescent avant de s'enfuir sur un deux-roues.

Devant l'école juive Ozar Hatorah à Toulouse où un homme a ouvert le feu lundi matin, tuant un professeur et trois enfants, et blessant gravement un adolescent avant de s'enfuir sur un deux-roues. - -

Un homme à scooter a ouvert le feu ce lundi matin devant un collège-lycée juif de Toulouse, tuant 4 personnes, dont 3 enfants. Nicolas Sarkozy évoque des «similitudes» avec les meurtres récents de trois militaires à Toulouse et à Montauban...

Un homme à scooter a ouvert le feu lundi matin devant un collège-lycée juif de Toulouse, tuant 4 personnes. Les victimes sont un enseignant en religion de 30 ans, ses enfants de 6 et 3 ans et une fillette âgée de 10 ans. Un adolescent de 17 ans a été grièvement blessé. La fusillade s'est déroulée devant l'école confessionnelle Ozar-Hatorah, dans le quartier résidentiel de la Roseraie, en début de matinée, au moment où les élèves arrivaient à l'école, selon une source municipale.

Une minute de silence mardi à 11h

Le ministère de l'Intérieur a demandé aux « préfectures de toute la France, particulièrement dans le Sud-Ouest, de renforcer la surveillance et la vigilance autour des lieux d'enseignement israélites », a annoncé son porte-parole, Pierre-Henry Brandet.
Nicolas Sarkozy s'est rendu à Toulouse en compagnie de Richard Prasquier, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Le président-candidat a parlé d'une «tragédie nationale», et a annoncé deux minutes de silence mardi à 11h dans toutes les écoles de France. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, qui se trouvait à Mulhouse, s'est lui aussi rendu sur place. Par ailleurs, la campagne présidentielle est suspendue pour le moment.

La même arme que pour le meurtre des militaires

L'affaire intervient après les meurtres de deux militaires jeudi dernier à Montauban et d'un autre soldat le 12 mars à Toulouse, commis par un homme casqué qui a pris la fuite en scooter. Il avait deux armes. L'une d'elle serait du même calibre que celle utilisée lors de ces meurtres de militaires, selon une source citée par BFMTV.

La Rédaction