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La barre des 100 morts franchie chez les jihadistes partis de France

Fumée après une attaque aérienne dans le quartier de Jobar à l'est de Damas en Syrie, le 29 avril 2015.

Fumée après une attaque aérienne dans le quartier de Jobar à l'est de Damas en Syrie, le 29 avril 2015. - Lens Young Dimashqi - AFP

Un décompte des services antiterroristes français a été communiqué ce samedi indiquant le nombre des victimes parties combattre en Syrie et en Irak.

Le chiffre est symbolique. La barre des 100 morts parmi les islamistes partis de France pour mener le jihad en Syrie et en Irak a été franchie. Un décompte des services antiterroristes français a été communiqué ce samedi à l'AFP par une source proche du dossier.

Parmi les derniers décès sur les 104 désormais identifiés figure celui de deux adolescents de 12 et 14 ans qui étaient partis il y a deux ans avec leur mère, une femme radicalisée originaire de la région de Toulouse mais on ne connait pas plus de détails sur son identité.

Le taux de mortalité parmi les jihadistes français est particulièrement élevé, relève cette source, qui la met en rapport avec les plus de 800 personnes qui sont allées en Syrie et en Irak, dont quelque 450 y sont encore et environ 260 ont quitté la zone.

Vus dans des vidéos de propagande jihadiste

En ajoutant ceux qui ont émis le souhait de se rendre sur place ou ceux qui sont en route, 1.600 personnes environ sont impliquées dans les filières jihadistes.

Les deux mineurs toulousains étaient apparus dans des vidéos de propagande jihadiste, a ajouté cette source. Si l'information a été très récemment vérifiée, l'un des deux a perdu la vie en mars lors de combats près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, a-t-elle précisé.

Deux autres frères, majeurs cette fois, originaires de Trappes, dans les Yvelines, ont également perdu la vie. L'un était parti en 2013, l'autre l'a rejoint en 2014. Ils appartiennent à une famille connue, puisque l'un de leurs proches a été récemment interpellé dans une enquête antiterroriste, a précisé la source.

L'un des auteurs du triple attentat suicide

Parmi les derniers décès identifiés, figure également un des jeunes de Lunel, la petite ville de l'Hérault d'où sont originaires entre dix et vingt jeunes hommes de 18 à 30 ans partis faire le jihad, dont sept sont décédés.

Le dernier en date est l'un des auteurs du triple attentat suicide à un poste-frontière de Touraibil entre l'Irak et la Jordanie, qui a fait quatre morts côté irakien, a précisé la source. Outre le Français, deux autres francophones, un Sénégalais et un Belge, comptent parmi les kamikazes de cette attaque revendiquée le 25 avril par l'organisation de l'Etat islamique (EI).

E. M. avec AFP