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Jihad: 6 ans requis contre un "fanatique religieux"

Une peine de six ans de prison, assortie d'une période de sûreté de quatre ans, a été requise lundi contre un homme, jugé en son absence, souffrant de problèmes psychiatriques, qui s'était rendu en Syrie pour y faire le jihad armé - Lundi 18 janvier 2016

Une peine de six ans de prison, assortie d'une période de sûreté de quatre ans, a été requise lundi contre un homme, jugé en son absence, souffrant de problèmes psychiatriques, qui s'était rendu en Syrie pour y faire le jihad armé - Lundi 18 janvier 2016 - Photo d'illustration - AFP

Une peine de six ans de prison, assortie d'une période de sûreté de quatre ans, a été requise lundi contre un "fanatique religieux", jugé en son absence, souffrant de problèmes psychiatriques, qui s'était rendu en Syrie pour y faire le jihad armé.

Agé de 25 ans, le prévenu, qui a toujours refusé l'assistance d'un avocat, a aussi refusé d'être extrait de sa cellule de Fleury-Mérogis dans l'Essonne pour être présent à son procès devant le tribunal correctionnel de Paris.

Il n'est "pas intéressé" par l'audience, selon un fax envoyé par la maison d'arrêt, a expliqué la présidente. Il avait déjà refusé d'honorer plusieurs rendez-vous judiciaires. Le 19 juin 2014, il s'était présenté au commissariat de Denain (Nord), où il résidait, expliquant s'être rendu en Syrie, via la Turquie, pour y faire le jihad armé.

La frontière turco-syrienne: une véritable "passoire"

Il expliquera avoir séjourné en Syrie de novembre 2013 à mars-avril 2014, avoir suivi un entraînement et une formation au maniement des armes et pris part aux combats en assurant des surveillances, notamment à des check-points.

La frontière turco-syrienne ? "Une passoire, ceux qui veulent aller au jihad passent comme ils veulent", a-t-il expliqué. Il aurait rejoint les rangs du groupe Jabat Al-Nosra, affilié à Al Qaïda, et a affirmé avoir pour projet de repartir pour rejoindre en Afghanistan ou en Syrie le groupe islamiste Al Qaïda, dont il voulait rencontrer le chef Ayman al-Zawahiri.

A;-F. L. avec AFP