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Corse: le communiqué du FLNC authentifié

Le communiqué du FLNC, qui s'est déclaré mardi prêt à reprendre les armes, a été authentifié comme émanant du mouvement dit du "22 octobre".

Le communiqué du FLNC, qui s'est déclaré mardi prêt à reprendre les armes, a été authentifié comme émanant du mouvement dit du "22 octobre". - -

Le communiqué du FLNC, qui s'est déclaré mardi prêt à reprendre les armes, a été authentifié comme émanant du mouvement dit du "22 octobre", un groupe clandestin armé actif dans les années 2000, selon les médias insulaires.

Le FLNC a profité de la visite de Manuel Valls en Corse, mardi, pour lancer un communiqué annonçant que l'organisation était prête à reprendre les armes. Le communiqué a été identifié comme émanant du mouvement dit du "22 octobre", indiquent mercredi les médias corses.

Le texte, au départ attribué à une autre branche du FLNC créée lors d'une scission en juillet 2012, provient finalement du FLNC dit du "22 octobre", qui avait été instauré en 2002, précisent les médias locaux, dont la radio France Bleu RCFM à qui le message de six pages avait été adressé mardi tandis que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, effectuait une visite dans l'île.

"Nous ne nous laisserons jamais impressionner par les menaces"

Ce groupuscule du 22 octobre, qui porte les initiales de "FLNC", sans distinction, comme un autre mouvement clandestin, s'est dit prêt mardi à reprendre "les armes pour que la France reconnaisse nos droits nationaux", en dénonçant "l'attitude ultra-jacobine" de l'État français.

Les clandestins indépendantistes justifient leur action par "la situation éminemment grave de la Corse", qui, selon eux, n'a jamais connu "un tel chaos". "Soit l'Etat français prend la mesure de l'effet désastreux de sa gestion de la Corse depuis deux siècles et demi et il en tire toutes les conséquences, soit il poursuit son rôle actif dans la destruction de notre peuple", écrivait, en français, cette organisation.

"Dans ce cas, comme aux premiers jours de la Lutte de Libération nationale, nous reprendrons les armes pour que la France reconnaisse nos droits nationaux", poursuivait-elle.

"Nous ne nous laisserons jamais impressionner par les menaces", avait réagi Manuel Valls, interrogé par la presse. "Il n'y aura pas la moindre négociation sous le diktat des menaces et des bombes", avait-il ajouté.

M.R. avec AFP