BFMTV

Strasbourg: en garde à vue pour avoir grièvement blessé un homme, il avoue le meurtre d'une femme

Un brassard de policier

Un brassard de policier - Christophe SIMON / AFP

L'homme a notamment conduit les enquêteurs sur le lieu des faits et leur a permis de retrouver des affaires appartenant à la victime.

Un homme placé en garde à vue pour avoir poignardé un homme à Strasbourg mi-août a avoué spontanément avoir tué une femme qui avait été retrouvée morte dans un champ à Ostwald (Bas-Rhin) en juillet, d'après une source policière ce jeudi.

Déjà connu de la police et de la justice, cet homme de 35 ans avait été interpellé mi-août avec un couteau et les vêtements maculés de sang après avoir grièvement blessé un homme au couteau dans son appartement du quartier de la gare à Strasbourg, a expliqué cette source, confirmant une information des Dernières nouvelles d'Alsace

En garde à vue pour cette tentative de meurtre, "il a fait des déclarations spontanées aux enquêteurs concernant sa présence sur les lieux" où le corps d'une femme toxicomane de 41 ans avait été découvert le 21 juillet, à Ostwald.

Ses déclarations doivent encore être vérifiées

"Il s'accuse mais on a encore besoin de vérifier, il faut que cela soit compatible avec les constatations médico-légales et ce que les enquêteurs ont recueilli comme éléments d'enquête", "on devrait avoir une commission rogatoire qui le relie au meurtre (de cette femme, NDLR) et nous demande d'enquêter", a souligné cette source, précisant que "les deux affaires sont liées à la toxicomanie" et que "l'individu interpellé apparaissait dans l'entourage" de cette femme.

Selon les Dernières nouvelles d'Alsace, l'homme a conduit les enquêteurs sur le lieu des faits et leur a permis de retrouver des affaires appartenant à la victime, prénommée Céline, dans un sous-bois, puis les a menés à l'endroit où il s'était débarrassé d'un couteau. Il l'aurait poignardée à de multiples reprises, à l'issue d'une dispute provoquée par la jalousie, indique le journal régional. 

Alexandra Jaegy avec AFP