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Soupçons de détournement de fonds: perquisitions chez le maire de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier

Patrick Ollier est le premier président de la Métropole du Grand Paris.

Patrick Ollier est le premier président de la Métropole du Grand Paris. - Eric Piermont - AFP

Après un premier signalement en 2017, l'association Anticor a déposé plainte le 23 mars pour "prise illégale d'intérêts", "détournement de fonds publics" et "faux et usage de faux", à la suite de plusieurs opérations immobilières de proches de l'élu LR.

Des perquisitions ont eu lieu ce jeudi matin au domicile de Patrick Ollier, maire LR de Rueil-Malmaison, et à l'hôtel de ville de cette commune des Hauts-de-Seine dans le cadre d'une enquête le visant sur des soupçons de "détournement de fonds publics", a appris l'Agence France-Presse (AFP) de sources concordantes.

Les perquisitions ont été menées par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), qui mène l'enquête ouverte en novembre par le parquet de Nanterre, a précisé une source judiciaire.

Après un premier signalement en 2017, l'association Anticor a déposé plainte le 23 mars pour "prise illégale d'intérêts", "détournement de fonds publics" et "faux et usage de faux", à la suite de plusieurs opérations immobilières de proches de Patrick Ollier. Ce dernier n'a pas encore été entendu par les enquêteurs.

Soupçonné d'avoir cédé un bâtiment à un proche

L'association anticorruption soupçonne notamment l'ancien ministre du gouvernement Fillon d'avoir cédé en février 2017 un bâtiment de la ville à un promoteur immobilier "proche", par le biais d'une cession dont les conditions "interrogent", selon la plainte.

Patrick Ollier, maire LR de Rueil-Malmaison depuis 2004 et réélu en juillet à la tête du Grand Paris, ainsi que son ancien directeur général des services, sont également soupçonnés par Anticor de "faux et usage de faux" dans le cadre de la délivrance d'un permis de construire.

"Une pure calomnie"

Joint par l'AFP, Patrick Ollier se "réjouit que cette enquête ait lieu car elle va pouvoir démontrer que la plainte est une pure calomnie", ajoutant qu'il était "serein" et qu'il n'avait "rien à cacher".

Pour les avocats d'Anticor Me Moad Nefati et Me Edouard Delattre, "les perquisitions, et plus généralement le déclenchement de l'enquête, prouvent que les faits dénoncés par Anticor sont pris très au sérieux par les enquêteurs".

F.B. avec AFP