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Saint-Etienne: un "arsenal de guerre" découvert chez des proches de la mouvance survivaliste

Police (illustration)

Police (illustration) - AFP

Deux hommes et une femme ont été interpellés à l'issue d'une perquisition qui a permis de découvrir un nombre important d'armes et de véhicules de guerre.

Derrière les épaisses rangées d'arbres du massif du Pilat, dans la Loire, une bâtisse isolée. A l'intérieur de cette maison de maître, un "véritable arsenal de guerre". Les enquêteurs de la police judiciaire de Saint-Etienne, accompagnés des membres du Raid et de la BRI de Lyon ont découvert, lundi 18 octobre, une artillerie lourde chez des individus proches de la mouvance survivaliste et de l'extrême droite, a appris ce jeudi BFMTV.com de source policière.

"Des milliers de munitions"

C'est un signalement à la préfecture sur trois personnes s'entraînant au maniement des armes qui a conduit le dispositif d'une quarantaine de policiers dans cette maison de l'arrière-pays stéphanois.

Sur place, ils ont découvert "des milliers de munitions, des véhicules de l'armée américaine, des fusils d'assaut, des pistolets automatiques, des lunettes à visée nocture...", énumère cette même source, précisant "qu'aucun projet de nature terroriste n'a à ce jour été détecté". D'importantes réserves ainsi que des moyens de vie en autarcie, comme une salle d'opération, ont également été mis au jour.

Des perquisitions dans un commerce et deux autres domiciles ont aussi permis de découvrir des armes, mais dans une moindre quantité que sur le premier site.

"Autonomistes"

Les trois individus interpellés sans résistance ont été placés en garde à vue et déferrés devant un juge. Mercredi soir, un homme né en 1972 et identifié comme le "leader" du groupe a été placé en détention provisoire. Les deux autres, une femme née en 1989 et un jeune homme d'une vingtaine d'années, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Interrogés sur leur mode de vie survivaliste, ils se sont plutôt définis comme des "autonomistes. Ils se réfèrent aux pseudo périodes de pénurie qu'on a connues à l'époque des gilets jaunes et du Covid-19 pour justifier leurs stocks et leur entraînement", note la source policière.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV