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Rave-party illégale à Redon: fin de l'intervention des forces de l'ordre, 7 nouveaux blessés

L'opération d'évacuation avait été lancée ce samedi peu après 17 heures. Sept nouveaux blessés sont à déplorer cet après-midi, dont six parmi les forces de l'ordre et un parmi les fêtards. Ces chiffres s'ajoutent aux sept précédents blessés.

Les forces de l'ordre, qui avaient lancé samedi peu après 17 heures une opération d'évacuation du site de la rave-party illégale qui continuait de se tenir à Redon (Ille-et-Vilaine) en utilisant des gaz lacrymogènes, ont terminé leur intervention.

"La rave-party à Redon est terminée", a déclaré en fin de journée le préfet d'Ille-et-Vilaine Emmanuel Berthier lors d'un point presse.

L'opération a duré 45 minutes, a précisé le représentant de l'État.

Un épais nuage de gaz lacrymogène avait recouvert le site où des affrontements avaient eu lieu dans la nuit entre gendarmes et teufeurs. Au moins 25 cars de gendarmes mobiles et de CRS étaient positionnés aux abords du principal accès au site lors de l'opération.

Sept personnes ont été blessées cet après-midi, dont six parmi les forces de l'ordre. Toutes ont été légèrement blessées, a indiqué Emmanuel Berthier.

Ce chiffre s'ajoute aux sept personnes précédemment blessées, dont cinq membres des forces de l'ordre et deux participants.

Des interpellations ont été effectuées, mais leur nombre n'est pas encore connu.

Les murs du son neutralisés

Tous les murs du son ont été neutralisés, avait précédemment indiqué une source policière à BFMTV. L'opération a été suivie "de très près" par Gérald Darmanin, lequel avait "donné consigne de fermeté", avait indiqué l'entourage du ministre de l'Intérieur à BFMTV.

Vendredi soir, vers 22h30, les gendarmes avaient tenté d'empêcher l'installation de cette rave-party interdite et organisée en hommage à Steve Maia Caniço, jeune Nantais mort noyé dans la Loire il y a deux ans lors de la Fête de la musique.

De violents affrontements avaient suivi pendant plusieurs heures et fait plusieurs blessés côté gendarmerie et participants. Un jeune homme de 22 ans a "perdu une main", avait notamment indiqué le préfet Emmanuel Berthier.

C.M. et Mélanie Vecchio avec AFP