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Projet d'attentat: 8 suspects liés à la mouvance d'ultradroite mis en examen

L'homme avait égorgé quatre personnes et violé un adolescent de 13 ans.

L'homme avait égorgé quatre personnes et violé un adolescent de 13 ans. - LOIC VENANCE / AFP

Les huit suspects ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs criminelle".

Huit suspects, dont trois mineurs, ont été présentés à un juge d'instruction qui les a mis en examen dans le cadre de l'enquête sur le groupe fondé par Logan N., militant de l'ultradroite soupçonné d'avoir envisagé un attentat visant notamment des hommes politiques, a indiqué ce samedi le parquet de Paris.

Âgés de 17 à 29 ans, les suspects ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs criminelle", a précisé le parquet. Deux d'entre eux l'ont également été pour "vol d'un véhicule en relation avec une entreprise terroriste". Conformément aux réquisitions du parquet, six des huit suspects ont été placés sous mandat de dépôt, un septième a été placé en incarcération provisoire et l'un des mineurs a été placé sous contrôle judiciaire.

Lieux de cultes et hommes politiques ciblés

Les services antiterroristes avaient mené mardi un coup de filet dans l'enquête visant Logan N., ex-militant de l'organisation royaliste Action Française, interpellé fin juin à Vitrolles et mis en examen dans cette affaire. Parmi les dix personnes interpellées, deux ont été relâchées, dont la mère de Logan N..

La justice soupçonne les huit suspects d'être membres du groupe "OAS" fondé par le jeune homme de 21 ans, organisation qui avait eu "pour projet de commettre des actions violentes aux contours imprécis", a souligné une source proche du dossier. Parmi les cibles potentielles, le groupe envisageait de s'en prendre à des "lieux de culte", notamment des mosquées, des "hommes politiques", des "personnes d'origine nord-africaine ou personnes noires" et des "militants anti-fascistes", a détaillé cette source.

Entraînés aux tirs

"L'organisation prévoyait des achats d'armes et d'effectuer des entraînements paramilitaires. Certains d'entre eux s'étaient déjà entraînés aux tirs", a relaté la source. 

Le groupe projetait également "de racketter des chefs d'entreprises afin de financer l'organisation et notamment des achats d'armes". Un véhicule avait été volé à cet effet.

Le groupe s'était baptisé "OAS", sigle de l'Organisation de l'armée secrète responsable d'une campagne sanglante contre l'indépendance de l'Algérie au début des années 1960.

C. P. avec AFP