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Procès Tron: "J'avais une pratique familiale, amicale, passionnelle de la réflexologie"

Georges Tron, accompagné de son avocat Me Dupond-Moretti, à son arrivée au tribunal de Bobigny.

Georges Tron, accompagné de son avocat Me Dupond-Moretti, à son arrivée au tribunal de Bobigny. - Capture BFMTV

Georges Tron, et son ancienne adjointe Brigitte Gruel, sont jugés depuis mardi matin pour "viols" et "agressions sexuelles" sur deux anciennes employées. Les débats doivent durer jusqu'au 22 décembre.

Georges Tron a prévenu: il se défendra bec et ongle des accusations de viols et d'agressions sexuelles portées à son encontre. Depuis ce mardi matin, et jusqu'au 22 décembre, l'ancien secrétaire d'Etat en charge de la Fonction publique et actuel maire de Draveil, en Essonne, est jugé par la cour d'assises de Bobigny. A ses côtés comparaît également son ancienne adjointe à la mairie, notoirement connue pour être sa maîtresse.

La matinée a été consacrée à la lecture des faits reprochés à Georges Tron et Brigitte Gruel par deux anciennes employées de la mairie. Deux femmes au profil similaire, en recherche d'emploi et fragiles financièrement. Deux femmes qui rapportent des scènes de massage de pieds, au départ au cours de repas arrosés, avant de se transformer en jeux sexuels collectifs avec attouchements et pénétrations. Ce procès aura pour question principale celle du consentement.

"Décrédibiliser les victimes"

A la lecture de ces éléments, l'avocat de Georges Tron, Eric Dupond-Moretti a reproché au président de la cour d'assises de faire part uniquement des éléments à charge contre son client et d'omettre le non-lieu rendu par les juges d'instruction en 2013. Un an plus tard, la cour d'appel de Paris avait infirmé ce non-lieu et renvoyé le maire et son adjointe devant un tribunal.

Alors que les éléments lus sont parfois insupportables pour l'une des plaignantes, cette dernière a préféré quitter la salle. "Quand on est coupable on va tout faire pour décrédibiliser les victimes et c’est ce qu’ils essaient de faire sauf qu’il n’y arrivera pas", confie Virginie Ettel.

La journée va se poursuivre avec les auditions de Georges Tron et de Brigitte Gruel ainsi que celle de l'épouse de l'homme politique. "J'ai abordé cette journée comme un exercice obligé auquel je m'attendais", a déclaré l'ex-secrétaire d'Etat, qui comparaît libre, avant d'être interrogé. Des experts psychiatriques et psychologiques seront également entendus. Suivez les débats en direct avec notre journaliste sur place.

Justine Chevalier