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Procès Sarkozy: une expertise médicale demandée pour Azibert, les débats suspendus jusqu'à jeudi

Gilbert Azibert à Bordeaux, le 17 novembre 2020.

Gilbert Azibert à Bordeaux, le 17 novembre 2020. - BFMTV

Gilbert Azibert, l'un des trois prévenus dans le procès de l'affaire Bismuth, a fait une demande de renvoi en raison de son état de santé. Un médecin doit rendre une expertise dans les 48 heures.

Gilbert Azibert peut-il comparaître à son procès aux côtés de Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog? Un médecin a été mandaté par le tribunal correctionnel de Paris pour rendre une expertise sur l'état de santé de l'ancien haut magistrat jugé à partir de ce lundi pour corruption dans l'affaire dite Bismuth. Le procès a été suspendu jusqu'à jeudi.

A l'ouverture du procès, ce lundi à 13h30, l'avocat de Gilbert Azibert a défendu la demande de report déposée par son client en raison de son état de santé invoqué par l'ancien haut magistrat pour justifier son absence.

Deux certificats médicaux fournis

L'avocat a évoqué des problèmes cardiaques, respiratoires, et d’hypertension dont souffre Gilbert Azibert depuis plusieurs années. Ses médecins lui ont par ailleurs très fortement déconseillé de quitter Bordeaux, où il réside, du fait de l'épidémie de coronavirus. Il a fourni deux certificats médicaux.

Le procureur de la République a évoqué la possibilité que le prévenu soit entendu par visioconférence lors de son procès. L'avocate de Nicolas Sarkozy, qui a rappelé que son client avait toute fait pour être présent à son procès, ne s'est pour autant pas opposé à la demande de renvoi. Me Jacqueline Laffont a fait valoir qu'en tant qu'avocate, elle ne pourrait "jamais" cautionner qu'un prévenu soit jugé à distance.

"Inenvisageable" d'être jugé par visioconférence

Après une suspension de l'audience d'une trentaine de minutes, la présidente de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris a décidé d'ordonner une expertise médicale de Gilbert Azibert pour statuer sur la durée éventuelle des soins que Gilbert Azibert doit recevoir. Un médecin, expert auprès des tribunaux, va donc être nommé, il va recevoir le dossier médical du prévenu et doit rendre son avis dans les 48 heures.

"Il est juste que le tribunal s'entoure de l'avis d'un expert", a indiqué Me Dominique Allegrini, qui a considéré comme "inenvisageable" que son client soit entendu par visioconférence.

A quelques mètres du procès de l'affaire Bismuth, c'est un autre procès qui a été repoussé, celui des attentats de janvier 2015, à lundi prochain. Avocats de la défense et des parties civiles se sont unis, d'une même voix, pour demander ce report alors que l'accusé principal devait comparaître par visioconférence.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV