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Procès des "Loups blancs": des peines jusqu'à neuf ans de prison

Des membres des "Loups blancs" au tribunal d'Amiens.

Des membres des "Loups blancs" au tribunal d'Amiens. - FRANCOIS LO PRESTI - AFP

Les membres du "White Wolves Klan", un groupuscule d'extrême-droite, ont été jugés à Amiens ce jeudi pour entre autres des faits de violences. Les peines vont de six mois de prison avec sursis à neuf ans de prison. Serge Ayoub, mentor du chef de bande, a lui été relaxé.

Le tribunal correctionnel d'Amiens a condamné ce jeudi Jérémy Mourain, le chef du clan néo-nazi des "Loups blancs", à neuf ans de prison, mais a relaxé Serge Ayoub, son mentor, du chef de complicité de violences aggravées. Déjà en détention provisoire avant le début du procès, Jérémy Mourain restera en prison.

18 prévenus comparaissaient

Les autres membres du clan à ses ordres ont écopé de peines variables allant de six mois avec sursis à cinq ans et une femme a été relaxée. Le cofondateur du White Wolves Klan, Jérôme Bailly, a été condamné à trois ans d'emprisonnement assorti d'un mandat de dépôt. Le jugement est légèrement plus clément que les réquisitions du procureur, qui avait demandé dix ans d'emprisonnement pour Jérémy Mourain, mais bien la relaxe pour Serge Ayoub. Dix-huit prévenus comparaissaient à ce procès, pour organisation ou participation à un groupe de combat, association de malfaiteurs ou encore violences.

Sous le "vernis idéologique" nazi révélé par l'enquête, les vols, violences gratuites et lynchages contre les groupes rivaux, les personnes d'origine étrangère et même les membres du groupe réfractaires ont fait le quotidien du clan entre 2012 et 2014. Créé début 2013 à Ham (Somme), le WWK est né sur les cendres de Troisième Voie, autre groupuscule qui avait à sa tête Serge Ayoub, ancien chef des skinheads d'extrême droite parisiens et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), et mentor de Jérémy Mourain. Cette organisation avait été dissoute en juillet 2013 par décret du gouvernement après la mort du militant d'extrême gauche Clément Méric en juin 2013 à Paris, au cours d'une rixe dans laquelle étaient impliqués certains de ses membres.

R.V. avec AFP