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Porte blindée, alarme, digicode: comment réduire les risques de cambriolage

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Creative Commons

Alarme, caméra de surveillance, digicode, porte blindée: certains dispositifs sont plus dissuasifs que d'autres face aux cambrioleurs. L'idéal: l'association de ces différents outils qui réduit de plus de 80% le risque d'intrusion, selon une étude l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

Souvent, à l'approche des fêtes de Noël, les cambriolages se multiplient. En 2015, 489.000 vols et tentatives ont été recensés, rapporte Le Parisien. Si alarmes, portes blindées ou digicodes ne dissuadent pas toujours les cambrioleurs dans le choix de leurs cibles, ces outils se révèlent efficaces face à leur "amateurisme" lorsqu'ils veulent entrer par effraction.

L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a dévoilé une étude sur les cambriolages commis en France, s'intéressant à l'efficacité, ou non, des systèmes de sécurité. Elle se base sur les données collectées depuis huit ans avec l'Institut national de la statistique (Insee), consistant à sonder les Français sur les faits de délinquance dont ils se disent victimes et pour lesquels ils ne portent pas automatiquement plainte. L'étude distingue à cet égard, pour la première fois, le ciblage et l'entrée par effraction dans le logement.

Le quartier, un facteur de risques

"Lors du choix de la cible par le cambrioleur, ce sont les facteurs relatifs à l'environnement du logement qui seront les plus déterminants", écrivent les auteurs. "Un environnement dégradé, des actes de vandalisme et de cambriolages sont des facteurs de risques supplémentaires".

Ainsi, un quartier où les actes de vandalisme sont réguliers augmente de 83% le risque de cambriolage. Mais les dispositifs de sécurité ont "pour la plupart un effet dissuasif faible à ce stade du cambriolage". En revanche, ils jouent pleinement leur rôle au moment de l'entrée par effraction dans le logement.

L'entrée dans le logement, "l'étape décisive"

Si le taux d'échec des cambriolages est de près de 50%, une fois entré dans le logement, l'auteur "a plus de 8 chances sur 10 de réussir son cambriolage". L'entrée dans le logement est "donc l'étape décisive", selon l'ONDRP.

L'alarme est le dispositif le plus protecteur puisqu'il réduit de plus de moitié le risque, viennent ensuite les caméras de surveillance avec une baisse de 22% contre seulement 15% pour les digicodes et 7% pour les portes blindées. La présence d'un gardien a également un effet dissuasif sur le ciblage du logement.

"Des amateurs" loin des "organisations mafieuses"

"Une fois que l'auteur a réussi à entrer dans le logement, seule la présence d'un occupant et, dans certains cas, d'une alarme, a un effet protecteur contre le vol", souligne l'étude.

La combinaison digicode avec alarme et porte blindée "réduit de 81% le risque d'intrusion dans un appartement et de 67 % dans une maison", note Le Parisien. Élément plus surprenant: selon l'un des auteurs, l'étude montre également que les cambrioleurs "ne sont pas préparés" et plutôt "des amateurs", loin des "organisations mafieuses" parfois décrites dans les cambriolages en série. 

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP