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Pompiers attaqués à la hachette à Lyon: 18 mois de prison pour l'agresseur

Caserne de pompiers à Lyon (illustration)

Caserne de pompiers à Lyon (illustration) - PHILIPPE MERLE / AFP

Au début du mois d'octobre, les pompiers avaient tentés de s'interposer face à cet homme armé d'une hachette qui voulait rentrer dans un bar en face de la caserne.

C'est des gens que je respecte, j'achète leur calendrier chaque année": malgré ses assurances, un homme de 35 ans a été condamné à 18 mois de prison par le tribunal correctionnel de Lyon pour violence aggravée avec usage d'une arme contre des pompiers. L'individu, qui comparaissait détenu, restera derrière les barreaux. Sa peine est assortie d'un sursis probatoire de 6 mois et d'une obligation de soins.

Un pompier blessé à la tête

Ce matin du dimanche 4 octobre, les pompiers du centre de Lyon Rochat balaient les abords de leur caserne quand ils entendent des cris. Un homme vient de se saisir d'une hachette dans sa voiture et se dirige vers un bar voisin.

L'homme veut "calmer deux Maghrébins qui ont manqué de respect" à sa compagne du moment, sur fond de différend autour de la musique diffusée dans le bistrot où ils viennent de passer une partie de la nuit. Avec leurs pelles et leurs balais, quatre pompiers tentent de lui barrer la route tout en essayant de le raisonner.

"Je vais sortir une kalachnikov et je vais vous tirer dessus", leur lance l'homme qui s'approche d'eux.

Au moment où ils tentent de leur maîtriser, aidés par quatre collègues alertés par le bruit, l'un des soldats du feu reçoit un coup de hache sur la tête qui lui laisse une cicatrice de 11 centimètres sur le crâne.

Déjà condamné neuf fois

Après son interpellation par la police appelée en renfort, les analyses feront état d'1,6 gramme d'alcool par litre de sang chez l'agresseur. Déjà condamné neuf fois par le passé pour conduite en état alcoolique et sans permis, c'est la première fois que le prévenu comparaissait pour violences.

Pour son avocat, ce ne sont pas "les pompiers qui étaient visés en tant qu'institution, seulement des gens qui se sont mis en travers du chemin d'un homme qui voulait défendre l'honneur quelque peu écorné de sa compagne".

"Si les pompiers n'étaient pas intervenus, il aurait peut-être fait un carnage dans le bar, et on serait aux assises", a estimé Rémy Chabbouh, secrétaire national du Sud-SDIS, qui réclamait "une peine exemplaire" face à la montée des agressions contre les pompiers".

"Une toutes les trois heures dans le pays", a-t-il indiqué en se basant sur les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

B.R. avec AFP