BFM Lyon

Confrontés à "des actes de plus en plus violents", les pompiers manifestent à Lyon ce mercredi

Un rassemblement est prévu ce mercredi, en début d'après-midi, devant la caserne des pompiers de la rue Rabelais, dans le 3e arrondissement.

Après un week-end marqué par plusieurs agressions, les sapeurs-pompiers de la Métropole de Lyon veulent montrer leur ras-le-bol. Une manifestation est organisée ce mercredi, à 14h, dans le 3e arrondissement, au niveau de la caserne rue Rabelais.

"Ce rassemblement vise à démontrer notre indignation face à cette escalade de violences mais également apporter notre soutien à nos collègues", écrivent les syndicats de pompiers dans un communiqué commun.

Blessé à la tête

Durant le week-end, des pompiers ont notamment été pris pour cible par des jets de pierre et de boules de pétanque lors d'une intervention pour éteindre plusieurs véhicules incendiés à Rillieux-la-Pape. L'un d'eux avait été poussé contre une église, provoquant des dégâts sur la façade l'édifice.

"Les pompiers ont dû se retrancher dans le poste de police parce qu'il n'y avait pas assez d'effectifs" pour assurer leur sécurité, dénonce ce mercredi sur BFM Lyon Marc Darcissac, responsable CGT chez les pompiers du Rhône.

Un peu plus tard, c'est un autre pompier qui a été blessé à la tête par un coup de hachette. Il était intervenu pour maîtriser un homme alcoolisé à la sortie d'un bar situé devant la caserne des pompiers du 7e arrondissement.

Plus de policiers

"Nos collègues ont vraisemblablement évité un 'massacre' dans ce bar. Le sapeur-pompier blessé s'en sort avec des points de suture sur le crâne et ses jours ne sont pas en danger", affirment les syndicats dans leur communiqué.

Sur BFM Lyon, Marc Darcissac déplore pour sa part "des actes de plus en plus violents (...) des agressions inadmissibles, qui peuvent même entraîner la mort". Selon ses chiffres, il y a chez les pompiers du Rhône "un dépôt de plainte tous les deux jours" pour des agressions.

Le responsable syndical réclame donc l'embauche de policiers pour accompagner les sapeurs-pompiers sur les interventions. "Aujourd'hui, c'est régulier que la police ne puisse pas se déplacer par manque de personnel", assure-t-il.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions