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Policiers ciblés à Notre-Dame de Paris: les enquêteurs ont commencé à entendre l'assaillant

Un policier près de Notre-Dame de Paris.

Un policier près de Notre-Dame de Paris. - bertrand GUAY / AFP

Les enquêteurs ont débuté ce mercredi l'interrogatoire de l'homme qui a attaqué une patrouille de policiers sur le parvis de Notre-Dame de Paris ce mardi. Sa personnalité intrigue la police.

Les enquêteurs ont commencé ce mercredi à interroger l'assaillant qui a blessé mardi au marteau un policier devant Notre-Dame-de-Paris, avant d'être blessé à son tour par des tirs de riposte. L'auteur de cette attaque, un Algérien de 40 ans, "a commencé à être entendu par les enquêteurs et pour le moment il répond aux questions", a indiqué une source proche de l'enquête. Sa garde à vue, commencée mercredi matin à l'hôpital où il est soigné, peut durer quatre jours, le délai prévu dans les affaires de terrorisme.

Percer les mystères flottant autour de la personnalité de l'assaillant 

Les enquêteurs de la section antiterroriste de la Brigade criminelle et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) cherchent à percer la personnalité et les motivations de cet universitaire, inconnu des services de renseignement, et qui n'avait pas "donné de signes de sa radicalisation", selon le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Les policiers ont retrouvé dans l'appartement qu'il louait à Cergy, en banlieue parisienne, une vidéo dans laquelle il prête allégeance à l'organisation jihadiste Daesh. Une séquence qu'il a filmée dans la nuit précédant l'attaque, vraisemblablement à son domicile avec son appareil photo, selon la source proche de l'enquête.

Des analyses toujours en cours

Dans cette vidéo, l'assaillant fait allégeance à l'autoproclamé "calife" de Daesh Abou Bakr Al-Baghdadi, en se mettant en scène devant une photocopie du drapeau noir du groupe jihadiste accroché à un mur. Au moment d'attaquer le policier, légèrement blessé à la tête, il avait crié "c'est pour la Syrie", avant de revendiquer être un "soldat du califat". Les enquêteurs qui s'interrogent sur son parcours dans la radicalisation tentent de faire parler son matériel informatique et téléphonique retrouvé sur lui et à son domicile. Des exploitations étaient toujours en cours notamment sur un ordinateur qu'il avait avec lui lors de l'attaque, mais aussi sur son appareil photo, un téléphone portable, une clé USB et une carte mémoire, a détaillé la source. 

Les investigations se concentrent également sur l'étude de son environnement social et professionnel. Des auditions ont eu lieu et vont se poursuivre pour tenter d'en savoir plus sur le profil de l'assaillant.

R.V. avec AFP