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"Pas question de laisser salir la République": Christophe Castaner dénonce les propos de Camélia Jordana sur les violences policières

Le ministre de l'Intérieur a confirmé que des syndicats avaient "engagé des procédures" ces dernières heures en réaction aux accusations de violences policières lancées par la chanteuse Camélia Jordana.

L'affaire n'en finit plus de prendre de l'ampleur. En déplacement ce lundi dans le XVIe arrondissement parisien, où il devait annoncer un plan de lutte contre les rodéos urbains, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est également revenu sur les propos tenus par la chanteuse et actrice Camélia Jordana lors de l'émission On n'est pas couché de samedi passé, les qualifiant de "faux" et "injustes."

"L'honneur de la République"

"La liberté du débat public ne permet pas de dire tout et n'importe quoi", a-t-il commencé.

"Ce qui a été affirmé à ce moment-là, selon lequel des hommes, des femmes, qui vont travailler tous les matins en banlieue, se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau par la police, est faux, est injuste", a ajouté l'homme fort de la place Beauvau.

Celui qui a "souhaité dénoncer ses propos", a également affirmé que l'affaire se poursuivrait sur le terrain judiciaire.

"Les syndicats ont engagé des procédures sur ces sujets-là. Ce que je veux dire c'est que pour moi il n'est pas question de laisser salir l'honneur de la République quand elle est mise en cause pas ce type d'allégation", a-t-il conclu. 

Condamnations et appel au débat

Le week-end dernier, l'artiste avait assuré qu'il existait "des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic. Et j'en fais partie. Aujourd'hui j'ai les cheveux défrisés; quand j'ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France."

Quelques heures plus tard, Christophe Castaner avait condamné "sans réserve" des propos qu'il juge "mensongers et honteux" de la chanteuse:

"Non, madame, 'les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue' ne se font pas 'massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau', ces propos mensongers et honteux alimentent la haine et la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve", a tweeté le ministre de l'Intérieur.

Sur Twitter toujours, Camélia Jordana avait enfin enjoint le ministre de l'Intérieur à débattre face à elle à ce sujet. 

Hugo Septier