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Pas-de-Calais: une bouteille d'acide lancée sur deux journalistes pendant une manifestation lycéenne

Les faits ont eu lieu près du lycée Voltaire de Wingles.

Les faits ont eu lieu près du lycée Voltaire de Wingles. - Capture Google Street View

Une journaliste de La Voix du Nord et une consoeur de L'Avenir de l'Artois couvraient une manifestation de lycéens à Wingles, au nord de Lens, quand elles ont été prises pour cible par un groupe d'individus.

Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, et alors que les motifs de contestation s'accumulent, les agressions contre les journalistes se multiplient. Ce vendredi, de nombreux lycéens manifestaient en France dans la foulée des gilets jaunes. A Wingles, près de Lens, dans le Pas-de-Calais, la mobilisation a été émaillée de violences à l'égard de deux journalistes qui couvraient l'événement. Comme le rapportent nos confrères de la presse régionale, qui font part de leur indignation, une journaliste de La Voix du Nord et une consoeur de L'Avenir de l'Artois ont été visées par une bouteille contenant de l'acide. 

"Alors que notre journaliste leur demandait de faire preuve d’un peu de respect en s’éloignant prudemment, un des agitateurs a lancé dans leur direction une bouteille contenant notamment de l’acide, qu’elles ont heureusement réussi à éviter avant qu’elle n’explose à quelques centimètres d’elles", rapporte La Voix du Nord, qui déplore une "très forte dégradation de nos rapports avec, heureusement, ce qui n'est qu'une infime partie des manifestants."

"On ne se laisse pas abattre"

"On peut décrier la presse, lui faire des reproches qu’elle mérite parfois. Il n’en reste pas moins que les seuls pays où la presse n’est pas libre de faire son travail sont des dictatures", rappelle le quotidien, dont les journalistes "vont chaque jour au contact de la population". 

Sur son compte Twitter, la journaliste de La Voix du Nord a relaté l'agression en quelques messages. "Jet de bouteille d'acide sur moi, dérapage en m'enfuyant. Éraflures aux mains et écran de téléphone explosé. Pacifique on a dit", écrit-elle, alors que de nombreux lycéens avaient revêtu du blanc pour une manifestation qui se voulait en effet pacifique. "Ceci est l'acte d'une minorité de manifestants. On ne se laisse pas abattre et on continue de faire notre métier dans la passion de l'information chaque jour", a-t-elle ajouté. 

Charlie Vandekerkhove