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Paris - Un livreur de pain percuté par des policiers: sa famille réclame justice

Les proches du livreur de pain qui a perdu la vie ce jeudi dans un accident de la circulation avec des policiers à Paris encaissent le coup. Déterminés à "ne pas lâcher", son épouse et son beau-frère réclament "que la justice soit rendue".

Deux policiers en état d'ébriété qui circulaient en voiture, en dehors de leurs heures de service à Paris, ont mortellement percuté un automobiliste ce jeudi. D'après les premiers éléments de l'enquête, ils ont brûlé plusieurs feux rouges sur leur trajectoire. La victime, un livreur de pain, était âgée de 40 ans et avait trois enfants.

Le fonctionnaire qui était au volant, un brigadier-chef selon des sources policières, présentait une alcoolémie de 2,13 grammes d'alcool par litre de sang, a indiqué en fin de journée une source judiciaire.

Interrogée par BFMTV, l'épouse de la victime ne cache pas sa peine. "Mon mari c'est mon père, c'est mon frère, c'est tout pour moi. Je ne sais pas comment je vais faire sans lui. Je ne peux pas vivre sans mon mari".

"Ils étaient censé nous protéger"

La soeur de cette dernière décrit dans Le Parisien "un homme très serviable, toujours prêt à rendre service, très gentil", employé depuis plus de 10 ans dans la même société. "Je n'ose même pas vous dire dans quel état nous sommes", poursuit-elle.

Sous le choc, l'épouse de la victime tente de reconstruire le scénario macabre, "on m'a dit que c'était la police qui avait coupé la priorité. Ils étaient ivres", explique-t-elle à BFMTV, avant d'ajouter, incrédule, "la police, ils étaient censés nous protéger, pas prendre la vie d'une personne".

"Pour moi, la prison c'est pas suffisant. Ils vont y passer des années et des années puis sortir. Mais mon mari ne reviendra pas", a ajouté la femme de la victime.

Le beau-frère de la victime ne minimise pas les faits. "Tuer un père qui a trois enfants, tout jeunes, c'est grave", a-t-il réagi au micro de BFMTV. "Je vous dit la vérité, je suis blessé. Je pense à sa mère, ses frères, à ses soeurs, à ma soeur aussi. Je vous le dit, je ne vais pas lâcher", a-t-il promis, déterminé, avant d'ajouter: "personne n'est au-dessus de la loi. Il faut que la justice soit rendue".

A. D.