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Mort d'un nourrisson: l'enquête pointe un défaut de surveillance des nourrices à domicile

Liam et Ambre sont-il des prénoms mixtes ?

Liam et Ambre sont-il des prénoms mixtes ? - (Photo d'illustration) Evagea-Flickr

L'enquête révèle que le nouveau-né a été victime d'une mort subite après avoir été laissé une vingtaine de minutes sans surveillance par l'assistante maternelle.

Le 26 mars 2018 Léo, quatre mois et demi, est retrouvé mort au domicile de sa nourrice, à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine. Il a visiblement été victime d'une mort subite du nourrisson (MSN), un phénomène qui peut survenir au cours des premiers mois après la naissance d’un bébé. Pour déterminer les causes exactes du décès de Léo, une enquête a été ouverte et pointe une surveillance défaillante de la part de sa nounou, révèle Le Parisien ce samedi.

Le bébé est mort allongé sur le ventre, une position fortement déconseillée quand personne ne peut s'assurer que le nouveau-né ne s’endorme pas. Mais loin de cette considération, sa nourrice  est soupçonnée de l'avoir laissé seul pendant une vingtaine de minutes. Un laps de temps auquel l'enfant n'a pas survécu. L'assistante maternelle a été mise en examen pour homicide involontaire.

Responsabilité de services départementaux

L’enquête met en évidence un autre élément accablant: la défaillance des services du département. La nourrice a plusieurs fois été signalée pour manquements aux règles de sécurité à l'issue de contrôle de la protection maternelle et infantile (PMI). Pourtant, aucune procédure pour suspendre son activité n’a jamais été engagée.

"Une défaillance coupable" rapporte l'avocat des parents de Léo, cité par le quotidien francilien, qui souhaite que le département des Hauts-de-Seine soit également mis en examen pour homicide involontaire.

Le cas de cette nounou pose la question au niveau national: les assistants maternels sont-ils correctement sanctionnés quand des anomalies sont détectées dans leur travail? Il n'existe pas de données précises sur le nombre de retrait d'agréments, explique la direction des statistiques du ministère de la Santé au Parisien.

Ambre Lepoivre