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Mort d'Élisa Pilarski, tuée par des chiens dans l'Aisne: un malinois et son propriétaire mis hors de cause

Une information judiciaire contre X avait été ouverte le 20 novembre pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l'agression commise par des chiens".

Un peu plus d'un mois après la mort tragique d'Élisa Pilarski, tuée par des chiens alors qu'elle promenait les siens dans la forêt de Retz dans l'Aisne, l'enquête avance progressivement. Une première piste a finalement été écartée, selon l'avocate de la famille d'Élisa: celle d'un promeneur accompagné de son chien malinois, que la jeune femme de 29 ans avait raconté avoir croisé une heure avant sa mort, et qu'elle avait décrit comme "agressif". 

Des différences d'horaires ont en effet conduit les enquêteurs à mettre le propriétaire de ce chien hors de cause, rapporte l'avocate de la famille d'Élisa.

"Élisa avait rencontré cet homme sur les plateaux, à un endroit où elle avait promené son premier chien. Ensuite, elle est partie dans la forêt pour ne pas avoir à le rencontrer à nouveau. On savait qu'il n'y avait pas de risque que ce soit ce chien malinois et son maître", explique Caty Richard.

Plus de 60 tests ADN réalisés

Si les résultats de l'autopsie réalisée sur le corps de la jeune femme, qui était enceinte de six mois, ont bien conclu qu'elle avait succombé à une hémorragie consécutive à des morsures canines, de très nombreux prélèvements génétiques ont dû être pratiqués pour retrouver les auteurs de ces blessures. Une chasse à courre rassemblant une soixantaine de chiens avait lieu ce samedi 16 novembre dans la forêt de Retz.

"On a d'une part un nombre conséquent d'analyses à faire. D'autre part, ce sont des analyses très particulières car elles portent sur des animaux. Ce n'est pas ce que font le plus fréquemment les laboratoires. Ce n'était pas facile de trouver un laboratoire capable d'extraire un ADN animal", indique l'avocate de la famille d'Élisa Pilarski.

Les résultats de ces tests pratiqués sur les chiens de la jeune femme et sur ceux de la meute de chasse à courre ne seront connus, au plus tôt, qu’au mois de février.

Anne-Sophie Warmont, avec Mélanie Rostagnat