BFMTV

Aisne: la femme enceinte retrouvée morte en forêt a bien succombé à des morsures de chiens

Le corps d'Elisa Pilarski a été retrouvé dans une forêt dans l'Aisne le 16 novembre 2019

Le corps d'Elisa Pilarski a été retrouvé dans une forêt dans l'Aisne le 16 novembre 2019 - MARCEL MOCHET / AFP

Son corps, découvert samedi par son compagnon dans la forêt de Retz, présentait plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs, a indiqué le procureur.

Retrouvée morte samedi 16 novembre dans la forêt de Reitz, dans l'Aisne, Elisa Pilarksi a bien succombé à des morsures de chiens, a annoncé ce mardi le procureur de la République de Soissons dans un communiqué publié par le quotidien régional L'Union. Cette jeune femme de 29 ans, enceinte de 6 mois, était partie promener son chien et avait appelé son compagnon pour lui signaler la présence d'une meute de chiens menaçants sur son chemin.

D'après l'autopsie réalisée lundi, son décès, survenu entre 13h et 13h30, a ainsi été causé par "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête, certaines morsures étant ante mortem et d’autres post mortem". 

Une chasse à courre organisée à proximité des lieux du drame

Une enquête de flagrance du chef d’homicide involontaire par agression de chien a été ouverte et confiée à la section de recherche de la gendarmerie d’Amiens afin de déterminer l'origine des morsures.

"Des prélèvements ont été effectués sur 93 chiens, ceux appartenant à la victime ainsi que des chiens ayant participé à une chasse à courre qui était organisée à proximité. Les analyses génétiques et la comparaison des prélèvements auront notamment pour finalité d’identifier le ou les chiens mordeurs", a précisé le procureur.

La Société de Vènerie, qui rassemble tous les équipages de chasse à courre en France, a toutefois tenu à préciser que les chiens "sont dressés pour chasser un animal particulier et obéir en toute circonstance à l'homme". Dans un communiqué publié ce mardi, elle assure qu'au cours des 15.000 journées de chasse à courre organisées chaque année, "jamais aucun accident corporel humain impliquant des chiens de vènerie n'a été relevé".

Mélanie Rostagnat