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Messier jugé en appel pour ses dernières années chez Vivendi

Jean-Marie Messier au palais de justice de Paris le 2 juin 2010.

Jean-Marie Messier au palais de justice de Paris le 2 juin 2010. - -

L'ex PDG de Vivendi comparaît à partir de lundi et pour cinq semaines devant la cour d'appel de Paris. Il doit répondre de la communication du groupe et des conditions de son départ.

A 56 ans, l'homme est désormais un banquier d'affaires discret. Devant la justice ce lundi, Jean-Marie Messier devra néanmoins se confronter à son passé. Plus de 11 ans après son départ brutal de Vivendi, l'ex-PDG du groupe comparaît devant la cour d'appel de Paris. Une nouvelle fois, il doit répondre de sa communication et des conditions de son départ.

Fin janvier 2011, Jean-Marie Messier avait été condamné une première fois à trois ans d'emprisonnement avec sursis et 150.000 euros d'amende. Le tribunal avait retenu contre lui la diffusion d'informations fausses ou trompeuses sur les perspectives de son groupe, ainsi que l'abus de biens sociaux. Le parquet, lui, avait demandé la relaxe.

Des huit années passées par Jean-Marie Messier à la tête de la Compagnie générale des eaux, devenue en 1998 Vivendi, seuls quelques moments choisis vont être examinés au cours des cinq semaines d'audience.

Communication trompeuse

Ce n'est pas tant sa gestion, notamment l'accumulation de dettes colossales, que sa communication publique qui est ici en cause. Deux cents petits actionnaires, parties civiles au procès, ont fait valoir que cette communication, entre décembre 2000 et avril 2002, pouvait les avoir incités à conserver leurs actions, alors que la situation de Vivendi se détériorait.

En première instance, Jean-Marie Messier a également été reconnu coupable d'abus de biens sociaux pour avoir obtenu du directeur général de l'époque, Eric Licoys, la signature d'une convention de départ qui prévoyait notamment 20,5 millions d'euros d'indemnités et de primes. Ces indemnités n'avaient finalement pas été validées par le conseil d'administration et l'ex-PDG d'alors y avait renoncé.

M. T. avec AFP