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Menaces contre des lycées en Alsace: un suspect en garde à vue

Un appel à témoins avait été lancé pour retrouver l'auteur des menaces.

Un appel à témoins avait été lancé pour retrouver l'auteur des menaces. - -

Soupçonné d'avoir menacé de commettre une tuerie dans des lycées en Alsace, un adolescent a été placé en garde à vue. Il aurait reconnu les faits.

Un adolescent de 17 ans a été mis en garde à vue mercredi à Strasbourg. Il est soupçonné d'être à l'origine des menaces de tuerie dans des lycées en Alsace. Selon Europe 1, il serait passé aux aveux.

"Il a été interpellé hier" (mardi), il n'habitait "pas loin" du cybercafé d'où ces menaces avaient été postées, a précisé une source proche du dossier. Ses parents ont été entendus par les policiers de la sûreté départementale, rapporte L'Alsace.

L'interpellation a pu être faite à l'issue d'un "travail de fourmi" par les enquêteurs, a précisé la source proche du dossier, en recoupant des éléments à partir d'une photo tirée de la vidéosurveillance du cybercafé. "C'est lui à 95%" a-t-on assuré de même source. Sa mère l'aurait également identifié sur la photo en question.

Une sacoche et un sweat-shirt pour remonter la piste

Selon Europe 1, le jeune garçon est un étudiant qui a passé son baccalauréat l'an dernier. Il a été interpellé dans un petit appartement du centre-ville de Strasbourg, où il vit avec ses parents.

Toujours selon Europe 1, les enquêteurs ont retrouvé au domicile du suspect une sacoche similaire à celle que portait l’auteur des menaces, repéré par une caméra vidéo dans un cybercafé. Ils ont par ailleurs découvert un sweat-shirt à capuche de la marque Jules, dont l’enseigne possède trois magasins à Strasbourg.

Les enquêteurs se sont intéressés aux magasins de prêt-à-porter strasbourgeois susceptibles de vendre cette marque. Ils ont ensuite épluché et recoupé "des centaines et des centaines" de relevés de cartes bancaires, comparant l'âge des acheteurs, leur lieu d'habitation, ce qui leur a permis de remonter jusqu'au jeune homme, selon plusieurs sources.

La diffusion d'un tel canular est passible de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. L'auteur présumé étant mineur, il encourt une peine nettement moindre.