BFMTV

Marignane: tué en tentant de rattraper deux braqueurs

Le tabac a été braqué en fin d'après-midi à Marignane.

Le tabac a été braqué en fin d'après-midi à Marignane. - -

Un sexagénaire a été blessé par balles avant de décéder à l'hôpital, après avoir pris en chasse deux hommes qui venaient de braquer un tabac.

Stupeur à Marignane où un homme de 61 ans a été tué par balles jeudi soir, par deux braqueurs qu'il tentait d'intercepter à l'aide d'une bombe lacrymogène.

D'après les premiers éléments de l'enquête, c'est vers 18h, que deux hommes en scooter ont braqué un tabac de la ville, situé sur l'avenue Jean-Mermoz. Ils ont pris la fuite avec des cartouches de cigarettes et un peu de liquide. Un témoin de la scène a alors essayé de les rattraper en les prenant en chasse avec son véhicule, dans lequel se trouvait également son épouse.

Le sexagénaire les a d'abord percutés, puis a tenté de les neutraliser à l'aide d'une bombe lacrymogène. L'un des malfaiteurs a alors fait feu, le touchant à l'abdomen et à la cuisse, selon un témoin cité par La Provence.

L'un des agresseurs présumés arrêté

La victime a été évacuée vers la clinique de Marignane avant d'être transféré à l'hôpital nord de Marseille dans un état grave. Il y décédera quelques heures plus tard, indique le journal local.

Après avoir tiré, les deux braqueurs ont pris la fuite abandonnant leur véhicule, une arme et leur butin. Quelques minutes plus tard, l'un des agresseurs présumés a été interpellé par la police. Le jeune homme, tout juste âgé de 18 ans ce jeudi, a été placé en garde à vue tandis que son complice présumé, en cours d'identification faisait l'objet d'intenses recherches.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Marseillaise. Éric le Dissès, le maire divers-droite de Marignane s'est rendu sur place. Ce vendredi matin, il s'exprime sur BFMTV. "Je suis très ému", a-t-il confié. "Pour une fois, un homme s'est opposé à ses voyous (...) un homme a réagi et il lui en a coûté la vie", a-t-il déclaré. "C'est aux politiques de prendre les lois, ce ne sont pas les policiers ni les juges qui peuvent le faire. Et en la matière ils sont très faibles", a-t-il estimé.

V.D. avec AFP