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Manifestante blessée à Nice: le policier exprime ses regrets à Geneviève Legay

Images de la septuagénaire samedi 23 mars à Nice, après avoir chuté.

Images de la septuagénaire samedi 23 mars à Nice, après avoir chuté. - BFMTV

L'officier n'a "à aucun moment entendu dissimuler ses actes ni l’identité de la personne dont il a été en contact", fait savoir son avocat.

Une semaine après que Geneviève Legay, militante d'Attac, a été blessée au lors d'une charge policière en marge du 19e week-end de mobilisation des gilets jaunes à Nice, la chronologie des faits s'éclaircit peu à peu. Si, contrairement à ce qu'avait annoncé en début de semaine Jean-Michel Prêtre, le procureur de Nice, la septuagénaire était bien rentrée en contact physique avec les forces de l'ordre avant de chuter, ses proches soulignent le soulagement de cette dernière après que "le mensonge des autorités prenne fin."

Ce samedi, via le quotidien Nice-Matin, le policier qui a bousculé Geneviève Legay a, via son avocat Me Adrien Verrier, transmis un communiqué dans lequel il exprime ses "sincères regrets. quant aux conséquences de l’intervention des services de police causées sur la personne de Madame Geneviève Legay et aux blessures qu’elle a subies à cette occasion."

"Strict respect des ordres"

Par la suite, l'officier souhaite également justifier son intervention, assurant n'avoir "agi que dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie lesquels s'inscrivaient dans le cadre d’un rassemblement illégal." 

"La charge policière qui s’en est suivie s’est déroulée très rapidement et mon client n’a pas utilisé d’arme."

Le policier incriminé aurait ainsi été entendu par sa hiérarchie dès le lundi suivant, rencontre au cours de laquelle il a "immédiatement indiqué" avoir "poussé une personne qu’il pensait être un homme." 

"Confronté ultérieurement aux images de vidéosurveillances, il s’est immédiatement reconnu dessus et a alors pu constater que l’homme qu’il pensait avoir poussé était en réalité Madame Geneviève Legay."

En pied de communiqué, Me Adrien Verrier rappelle une nouvelle fois que le policier a "agi que dans le strict respect des ordres qu’il a reçus" et n'a, "à aucun moment entendu dissimuler ses actes ni l’identité de la personne dont il a été en contact."

Hugo Septier