BFMTV

Macron giflé: le président avait été averti de la dangerosité potentielle du bain de foule

Emmanuel et Brigitte Macron le 8 juin 2021 à Valence (Drôme).

Emmanuel et Brigitte Macron le 8 juin 2021 à Valence (Drôme). - PHILIPPE DESMAZES © 2019 AFP

Le président de la République a choisi d'aller à la rencontre des Français alors qu'un membre de son service de sécurité l'avait mis en garde.

Au lendemain de l'agression dont a été victime Emmanuel Macron dans la Drôme, l'enquête se poursuit et deux hommes sont toujours placés en garde à vue. Ce mercredi, BFMTV a appris qu'un membre du service de sécurité du président de la République avait prévenu le chef de l'État de la dangerosité d'un bain de foule, quelques instants avant l'épisode de la gifle.

Selon nos informations, le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) considérait que la zone où l'agression a eu lieu n'était pas suffisamment sécurisée pour un bain de foule, bien que cette zone n'était pas en soi considérée comme dangereuse. 

Un membre du service de sécurité venait de déconseiller à Emmanuel Macron d'aller vers ces barrières, compte tenu du fait que les équipes n'avaient pas le temps de se mettre en place convenablement pour ce bain de foule.  

Si ce type de mise en garde est fréquent lors des déplacements officiels, c'est le président de la République qui, à l'inverse de nombreux pays dont les États-Unis, a le dernier mot.

Interrogé à ce sujet ce mercredi lors d'un point presse, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a démenti notre information, déclarant qu'il n'y "avait pas eu d'alerte particulière sur ce moment, ce bain de foule", et assurant qu'il y avait "une vigilance permanente du groupement de sécurité de la présidence de la République". Il a ensuite expliqué que le président de la République, comme les membres du gouvernement, allaient continuer à aller "au contact, sans filtre, avec les Français".

Malgré cette déclaration, BFMTV confirme ses informations ci-dessus.

Mathieu Coache avec Hugo Septier