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Lyon: enquête ouverte après qu'un tir de lacrymogène a touché un appartement

L'enquête, diligentée par le parquet de la ville, a été confié au pôle de commandement discipline et déontologie de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

La parquet le confirme. Une enquête a été ouverte après qu'un projectile, vraisemblablement une grenade lacrymogène, a explosé, ce samedi, à la fenêtre d'un appartement du centre de Lyon pendant la manifestation contre la réforme des retraites. Une séquence filmée et abondamment relayée sur les réseaux-sociaux tout au long du week-end.

Si l'incident n'a pas fait de blessé, on ignore à ce stade si les personnes qui regardaient le cortège ont été délibérément visées. Mais l'occupante du logement a porté plainte samedi soir "pour violences volontaires et dégradations volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique", comme l'a confirmé le parquet, qui a immédiatement ouvert une enquête.

"Une altercation a commencé entre des manifestants et des policiers, on était juste en train de la filmer et on a reçu une sorte de grenade lacrymogène qui est entrée dans l'appartement", a affirmé samedi soir sur notre antenne l'étudiante qui a pu immortaliser la scène en question.

"On a réussi à récupérer [le projectile], après on a dû évacuer l'appartement parce qu'il était complètement enfumé de gaz lacrymogène et on avait les yeux qui pleuraient et la gorge qui brûlait", a-t-elle ajouté.

La police se défend de toute intentionnalité 

Dimanche, la police du Rhône a déclaré dans un tweet que "si un tir a pu toucher accidentellement le balcon d'un immeuble, il n'y a eu aucune velléité de l'atteindre", insistant sur le fait qu'"aucun blessé n'est à déplorer."

L'enquête a été confiée au pôle de commandement discipline et déontologie de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

7 interpellations

La manifestation de samedi à Lyon a été perturbée par quelques affrontements entre forces de l'ordre et jeunes militants d'extrême gauche en tête de cortège.

Sept personnes ont été interpellées pour jets de projectiles contre la police, selon la préfecture.

Hugo Septier avec AFP