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Le procès en Belgique de Salah Abdeslam reporté au 5 février 2018

Des policiers assurent la sécurité devant le Palais de justice de Bruxelles en attendant une nouvelle date du procès de Salah Abdeslam, le 18 décembre 2017

Des policiers assurent la sécurité devant le Palais de justice de Bruxelles en attendant une nouvelle date du procès de Salah Abdeslam, le 18 décembre 2017 - EMMANUEL DUNAND / AFP

La date du procès reporté de Salah Abdeslam a été annoncée ce lundi, et aura donc lieu sur quatre jours à partir du 5 février 2018.

Le procès à Bruxelles du jihadiste français Salah Abdeslam pour une fusillade survenue dans la capitale belge en mars 2016 pendant sa cavale, a été reporté à la semaine du 5 février 2018, a annoncé ce lundi le tribunal de Bruxelles.

Le procès du seul survivant des commandos qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, qui devait à l'origine s'ouvrir lundi pour quatre jours, est reporté à la demande de son avocat, Me Sven Mary.

Un procès sur quatre jours

Comme attendu, ni le parquet fédéral, ni le tribunal correctionnel composé de trois juges, ne se sont opposés à la demande de l'avocat, qui vient tout juste d'accepter de défendre à nouveau Salah Abdeslam et réclame du temps pour se préparer.

Le procès, dont l'organisation a nécessité une intense coopération judiciaire franco-belge, se tiendra sur quatre jours, avec relâche le mercredi, a précisé la présidente du tribunal lors de l'audience lundi matin.

Jugé pour une fusillade avec des policiers en 2016

Salah Abdeslam sera jugé pour une fusillade avec des policiers survenue le 15 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Forest, dans une des planques où il s'était réfugié durant sa cavale de quatre mois.

S'il est alors parvenu à s'enfuir avec un complice, ce raid policier a de fait précipité la fin de sa cavale. Le Français d'origine marocaine qui a grandi à Bruxelles a été arrêté le 18 mars non loin de là, à Molenbeek.

Avec Sofiane Ayari, le complice de sa fuite interpellé en même temps que lui, il doit répondre de "tentative d'assassinat sur plusieurs policiers" et "port d'armes prohibées", le tout "dans un contexte terroriste".

S.Z avec AFP