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Le patron d'une discothèque incendiée offre récompense contre renseignement

Le Studio One, à Toulouse, après le sinistre la semaine dernière.

Le Studio One, à Toulouse, après le sinistre la semaine dernière. - -

Il cherche à "booster l'enquête de police" et offre 50.000 euros pour toute personne qui lui livrera des informations sur les incendiaires ou commanditaires. Un syndicat de police s'estime néanmoins sceptique.

Le patron d'une boîte de nuit de Toulouse, ravagée la semaine dernière par un incendie criminel, a annoncé mardi qu'il offrait une prime pouvant dépasser les 50.000 euros pour obtenir la dénonciation des incendiaires ou commanditaires.

"La prime que j'annonce, c'est une prime pour dénoncer les gens qui ont fait ça, les incendiaires ou les commanditaires", a assuré Jean-Jacques Lasserre, 59 ans, dont "25 ans dans le milieu de la nuit".

En cinq ans, quatre des établissements de nuit de Jean-Jacques Lasserre ont déjà été visés par des incendies criminels, à Toulouse et dans le Tarn, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi. Pour l'incendie de sa discothèque toulousaine Omega, en août 2008, il avait été soupçonné de fraude à l'assurance.

"Booster l'enquête de police"

Cette fois, le 26 novembre, deux voitures-bélier ont été lancées contre le Studio One, situé sur l'île du Ramier, sur la Garonne au coeur de Toulouse. L'établissement, qui était fermé quand l'incendie est survenu vers 4h30, a été "détruit à 80%", selon son propriétaire. L'homme assure qu'il "faudra au moins un an de travaux" s'il veut rouvrir.

En lançant un appel à d'éventuels délateurs, Jacques Lasserre entend "booster l'enquête de police", indique-t-il à BFMTV. Gilles Rouziès, du syndicat de police Alliance, reste néanmoins sceptique sur cette stratégie. "Dès l'instant où on propose une somme d'argent conséquente, cela ouvre la porte à des personnes malintentionnées qui pourraient divulguer de fausses informations pour récupérer l'argent", estime-t-il.

D. N. avec AFP et vidéo Emeline d'Harcourt et Romain Ripoteau