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Le parquet doute de la théorie du complot contre Mohamed Merah

Le parquet de Paris a mis mercredi en doute l'existence d'enregistrements audiovisuels censés démontrer que Mohamed Merah a été victime d'un meurtre pour cacher des secrets d'Etat. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

Le parquet de Paris a mis mercredi en doute l'existence d'enregistrements audiovisuels censés démontrer que Mohamed Merah a été victime d'un meurtre pour cacher des secrets d'Etat. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé - -

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a mis mercredi en doute l'existence d'enregistrements audiovisuels censés démontrer que Mohamed Merah,...

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a mis mercredi en doute l'existence d'enregistrements audiovisuels censés démontrer que Mohamed Merah, l'homme qui a tué sept personnes en mars à Toulouse et Montauban en se réclamant d'Al Qaïda, a été victime d'un meurtre pour cacher des secrets d'Etat.

Le jeune homme a été abattu le 22 mars par le Raid, unité d'élite, lors d'un assaut donné à son logement où il était retranché depuis une journée.

Les avocates de son père, qui a déposé plainte pour meurtre lundi à Paris, affirment disposer d'enregistrements vidéo et sonores de ses conversations avec les policiers durant le siège et démontrant qu'il aurait été victime d'un homicide.

La presse algérienne a publié cette semaine ce qu'elle présente comme des transcriptions, dont de supposés extraits ont été joints dans la plainte déposée à Paris.

Le parquet, qui a demandé la communication de ces enregistrements à la défense, annonce ne pas les avoir obtenus.

"Le parquet ne peut que constater des incohérences factuelles majeures entre les transcriptions figurant dans la plainte et les éléments objectifs de la procédure judiciaire", dit le communiqué du procureur.

Le parquet explique qu'il est matériellement impossible que Mohamed Merah ait pu faire des enregistrements sonores et vidéos puisqu'il ne détenait aucun téléphone portable d'aucune sorte.

Ce qui est présenté comme des transcriptions laisse penser, aux yeux de ceux qui les présentent comme authentiques, que Mohamed Merah était un agent de renseignement français et qu'il a été exécuté pour le faire taire, mais il pourrait donc s'agir d'un faux, selon le parquet.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse